Un mois après les séismes au Venezuela, la vie s'organise dans des campements précaires près des immeubles en ruines
Le double séisme de fin juin a causé la mort de 5 400 personnes au Venezuela, selon le dernier bilan officiel. Depuis, le pays peine à se relever. Plus de 23 000 personnes vivent encore dans des refuges, des stades, des places publiques et des trottoirs, dans des conditions très précaires.
Par Alice Campaignolle Publié le vendredi 24 juillet 2026 à 07:06
Sur le port de La Guaira, en face de leurs immeubles au bord de l'effondrement, des habitants ont monté un camp de fortune. C'est l'heure du déjeuner pour les plus jeunes. "Je cuisine pour trois tentes, je veux dire trois familles, comme ça on mutualise les coûts", explique un homme.
Ils sont 137 à vivre ici, sans aide du gouvernement? Tout ce que les sinistrés ont reçu vient de particuliers ou d'ONG. "On est installés ici depuis le jour du tremblement de terre, mais attention, on n'a pas toujours été aussi bien installés", précise Yosmel. "Au début, avec la pluie, c'était vraiment le chaos, et puis il y a des Américains qui sont venus, aucun d'entre eux ne parlait espagnol, ils ont pris des mesures et le lendemain ils ont installé ces grandes tentes", ajoute le Vénézuélien.
"Le peu que j'ai encore, je vais me le faire voler"
Plus d'une centaine de camps sont éparpillés sur tout le territoire. Certains sont organisés par les autorités et d'autres sont improvisés, comme celui-ci. Mais ici, les habitants ne quitteraient les lieux pour rien au monde, comme l'explique Boris, père de trois enfants : "Le peu de choses qu'il me reste est là-bas, dans mon appartement. Je mets où, moi, tout ça ? C'est pour ça que je ne vais nulle part. On m'a proposé d'aller dans un refuge, mais je reste près de mon immeuble, sinon je vais vraiment tout perdre. Déjà que je n'ai plus de maison, le peu que j'ai encore, je vais me le faire voler !"
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France Inter
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Un mois après le tremblement de terre, les sinistrés attendent des réponses de leurs dirigeants pour savoir quand et où ils seront relogés. Selon les estimations officielles, il faut reconstruire 25 000 logements. La présidente par intérim, Delcy Rodriguez, promet 4 000 logements d'ici décembre.