"Un mentor", "exigeant" et à l'"esprit réformateur": la classe politique rend hommage à Édouard Balladur

Édouard Balladur à Paris, le 13 octobre 2021.

Édouard Balladur à Paris, le 13 octobre 2021. - Photo par ALAIN JOCARD / AFP

La mort d'Édouard Balladur ce lundi 31 août a suscité de nombreuses réactions au sein de la classe politique française, notamment à droite. L'ancien Premier ministre est souvent décrit comme un "serviteur" fidèle de la République.

Député de Paris, ministre puis Premier ministre, ami puis rival féroce de Jacques Chirac: Édouard Balladur est décédé ce lundi 31 août à l'âge de 97 ans. La classe politique française a salué la mémoire de cet "homme d'État".

Emmanuel Macron a d'abord salué en lui un homme qui "avait la France au coeur" et en fut un "serviteur exigeant, mesuré, dévoué". "Édouard Balladur avait consacré sa vie à la Ve République", a commenté le chef de l'État sur X.

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Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a rendu hommage à "un homme d'État à l'esprit réformateur" qui "restera une référence pour beaucoup d'hommes et de femmes de sa famille politique". "Il est une figure majeure de notre vie publique", a-t-il ajouté.

"Je pleure ce soir la perte de l'un des hommes qui aura le plus compté dans ma vie", a écrit de son côté Nicolas Sarkozy, qui fut son ministre du Budget. "En apprenant la disparition d'Édouard Balladur, je ressens un profond chagrin. Je perds un homme qui fut pour moi un exemple, un mentor et un ami. J'ai travaillé à ses côtés pendant de longues années et je n'aurais pas eu la carrière politique qui fut la mienne sans sa confiance et sans son amitié".

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Soulignant ses "désaccords politiques" avec le défunt, Marine Le Pen a malgré tout salué "un homme d’État qui aura marqué la vie publique française, qui aura porté avec constance ses convictions et sa conception du service de la République et qui aura toujours su faire preuve d’un respect du débat démocratique".

"Au revoir Monsieur le Premier ministre", a écrit Gabriel Attal. Sur X, le candidat à la présidentielle a rendu hommage à un "grand serviteur" de la République qui "aura marqué plus d'un demi-siècle de vie publique française".

Le président (LR) du Sénat Gérard Larcher a quant à lui salué "un grand homme d'État" qui a "incarné une certaine idée de l'autorité de l'État de la rigueur budgétaire et de la responsabilité politique".

"Une noble idée de la France"

Bruno Retailleau, candidat LR à la présidentielle, a lui aussi réagi à la mort d'Édouard Balladur: "Cherchant à convaincre et jamais à séduire, il était de ces hommes politiques qui se font une haute opinion des électeurs parce qu'ils se font une noble idée de la France", a-t-il écrit.

Entré à 35 ans au cabinet de Georges Pompidou, alors Premier ministre du général de Gaulle, Édouard Balladur fut le dernier Premier ministre de François Mitterrand, de mars 1993 à mai 1995. Il restera dans l'histoire politique comme "l'ami de trente ans" de Jacques Chirac, devenu son rival lors de la féroce campagne présidentielle de 1995 qui mettra un terme à ses ambitions.

Retiré de la vie politique, Édouard Balladur a par la suite été mis en cause pour des soupçons de financement occulte de sa campagne présidentielle, grâce à des rétrocommissions sur des contrats d'armement avec le Pakistan. Il avait été relaxé par la Cour de justice de la République en 2021, mais pas son ex-ministre de la Défense François Léotard, aujourd'hui décédé, qui avait été condamné à deux ans de prison avec sursis.

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