Un maire d'Ardèche s'équipe d'un bouton d'urgence après avoir été visé par des actes de malveillance
Publié aujourd'hui à 13h06
Lire dans l'appBFMVincent Chevalier, avec Lara Clerc
Romain Texier, maire de la commune de Peyraud, en Ardèche, a déclaré s'être équipé d'un bouton d'urgence après avoir été visé par des actes de malveillance quelques semaines après son élection. Le bouton permet de contacter ses adjoints en cas d'urgence et d'enregistrer des conversations.
Un petit objet carré, de quelques centimètres à peine. S'il se sent en danger, Romain Texier, le maire divers droit de Peyraud, en Ardèche, peut appuyer dessus une ou deux fois dessus. Quelques semaines après son élection en mars dernier, l'élu a été visé par des actes de malveillance, entraînant la mise en place du dispositif du bouton d'urgence sur proposition de la préfecture.
Alors qu'il était fraîchement élu, un faux courrier de démission a notamment été envoyé à la communauté de communes en son nom, qui comportait son adresse personnelle.
Une de ses adjointes a également reçu un photomontage d'elle et du maire en train de s'embrasser. Romain Texier a déclaré avoir déposé plainte après ces actes, qui ont également entraîné "des troubles et des mauvaises nuits", confie-t-il au micro de BFMTV le vendredi 21 août.
"Tout un tas de dossiers d'atteintes aux élus"
La préfecture a alors proposé de lui fournir ce bouton d'urgence, que le maire de la commune de 500 habitants dit garder "dans sa poche régulièrement", notamment "en déplacement".
"Si j'appuie une fois, ça envoie un SMS à mes adjoints et à mes proches, si j'appuie deux fois, ça lance un appel et si je reste appuyé, ça permet d'enregistrer la conversation, au cas où on a un souci ou une altercation. Ça permet d'avoir des preuves", explique-t-il.

Victime de deux agressions, un maire démissionne 6 jours après sa prise de fonction
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Hugo Biolley, maire Place Publique de la commune voisine de Vinzieux et membre du conseil d'administration de l'association des maires de l'Ardèche, explique n'être pas surpris par ces intimidations. "Aujourd'hui, il y a un certain nombre d'élus qui, par leurs fonctions, se font attaquer, se font menacer, et donc nous avons tout un tas de dossiers d'atteintes aux élus", assure-t-il à BFMTV.
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Alors sous-préfet, directeur du cabinet de la préfète d'Ardèche, Guillem Gervilla a déclaré en juillet à nos confrères d'Ici Ardèche: "C'est en intervenant le plus tôt possible que nous envoyons un signal très clair à ceux qui ont commis ces actes, à ceux qui envisagent d'en commettre d'autres. Nous sommes en début de mandat et nous ne laisserons rien passer."