Un jeune de la communauté des gens du voyage abattu d’une balle dans la tête en bord de Garonne : ses proches mettent la tête du suspect à prix pour 50 000 euros
l'essentiel Un adolescent de 16 ans a été retrouvé mort, une balle dans la tête, en bord de Garonne, en Gironde, jeudi 8 octobre. Un homme de 30 ans a été mis en examen pour homicide volontaire et placé en détention provisoire. Sur les réseaux sociaux, une chasse à l'homme visant le suspect présumé aurait également été organisée par les proches de la victime.
Abattu d’une balle dans la tête. Le corps d’un adolescent de 16 ans a été découvert jeudi 8 octobre, en début d’après-midi, à Saint-Louis-de-Montferrand (Gironde), en bord de Garonne. Selon les premiers éléments de l’enquête, le jeune a été tué par arme à feu, d’un tir dans la tête.
Lorsque des marcheurs ont entendu le coup de feu, ils ont immédiatement averti les forces de l’ordre, qui sont intervenues sur place. À côté du corps de la victime, une femme se trouvait là, en "état de choc". "Une enquête en flagrance a immédiatement été confiée à la Section de recherches de la gendarmerie nationale de Bordeaux-Bouliac", a communiqué le procureur de la République de Bordeaux.
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Grâce aux investigations sur l’entourage de la victime et aux éventuels conflits qu’elle aurait pu entretenir avec des tiers, les enquêteurs remontent la piste d’un voisin âgé de 30 ans. Au lendemain des faits, il a été interpellé et placé en garde à vue. Ce dimanche 11 octobre, il a été mis en examen et placé en détention provisoire pour homicide volontaire. L’homme n’a cessé de nier toute implication et a gardé le silence lors des différents interrogatoires face aux enquêteurs et aux magistrats.
Tête mise à prix sur les réseaux
En parallèle, les proches de la victime se seraient organisés pour mener une chasse à l’homme contre le tueur présumé. Selon Actu Bordeaux, plusieurs membres de la communauté des gens du voyage, dont faisait partie l’adolescent, auraient mis la tête d’un homme à prix, a priori celle du suspect mis en examen. Sur les réseaux sociaux, notamment Snapchat, une récompense de 50 000 euros accompagnait la photo du suspect.
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Les gendarmes se sont rapidement saisis de cette affaire dans l’affaire afin d’interdire toute diffusion de contenu. Le maire de la commune a également appelé les habitants à ne plus partager de photos du suspect. Placé en détention provisoire au centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan, le mis en examen pourrait faire l’objet d’une surveillance renforcée afin d’éviter tout débordement ou toute mise en danger dans ce contexte tendu.
Ce mardi 13 octobre, une marche blanche est organisée dans la commune. "Pour Rico, pour sa famille, pour nos enfants, pour demain", commente le maire sur les réseaux.