Un habitant du BW droguait sa compagne pour lui imposer des actes sexuels: cinq ans de prison pour ce cas de "soumission chimique"

En janvier 2026, la police a été appelée au domicile d'un couple de Beauvechain. L'homme avait déjà été condamné dans le passé pour des violences conjugales, mais il était sorti de prison et vivait à nouveau sur place. La fille pratiquement majeure de la dame venait de faire une découverte inquiétante: elle avait trouvé, dans une armoire de la cuisine mais placée en hauteur pour ne pas être vue, une boîte de puissants somnifères, pratiquement vide.

L'adolescente savait que sa mère ne prenait pas ce genre de médicaments, puisqu'elle a toujours eu la capacité de s'endormir assez vite. Mais ces derniers temps, la dame se retrouvait régulièrement dans une sorte d'état second certains matins. Elle se réveillait dans une pièce différente de celle où elle pensait s'être assoupie. Ou s'étonnait de s'éveiller dans une tenue de nuit différente de celle qu'elle se rappelait avoir enfilée la veille.

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Par ailleurs, la jeune fille avait entendu des bruits de relations sexuelles entre les deux adultes, alors que les tensions étaient fortes au sein du couple et qu'elle savait que sa mère ne voulait plus entretenir de rapport avec son compagnon depuis qu'il était rentré de prison.

Bref, il y avait de forts soupçons de "soumission chimique" et les enquêteurs, sur place, ont mis la main sur la boîte de somnifères. La victime a expliqué qu'effectivement, ses problèmes de conscience altérée pouvaient arriver après que son compagnon lui ait préparé une soupe ou un thé durant la soirée…

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Le téléphone du suspect a été saisi et les enquêteurs, outre les traces de nombreuses consultations de sites pornographiques, y ont découvert un fichier dont le titre était le prénom en abrégé de la victime potentielle. Après l'avoir ouvert, les policiers ont constaté qu'il contenait des photos de la dame dénudée, des gros plans de ses parties intimes et des vidéos d'actes à caractère sexuel alors que la victime semblait ne pas réagir, voire carrément dormir.

L'homme accusait accuse la fille de la victime

Poursuivi devant le tribunal correctionnel il y a un mois, l'homme niait les préventions de viol et reconnaissait à peine des faits de voyeurisme. En expliquant qu'il prenait ces clichés intimes avec l'accord de sa compagne, en tout cas de manière générale, mais qu'il avait effectivement refusé de les effacer alors qu'elle lui avait demandé de le faire…

Pour le reste, il se disait "sûr à 100%" qu'il s'agissait d'une manipulation de l'adolescente, qui agissait par vengeance à son égard. À le suivre, c'était la jeune fille qui avait drogué sa mère…

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"Monsieur conteste, je suis tenue par le mandat qu'il m'a donné, avait prudemment plaidé l'avocate de la défense. Il pense que c'est la fille de Madame qui a donné les somnifères. Cela fait huit mois qu'on travaille là-dessus, mais il est toujours convaincu…"

Le ministère public, lui, estimait les faits clairement établis et avait requis une peine de quatre ans de prison assortie d'un sursis probatoire.

Le jugement rendu ce jeudi estime que les dénégations du prévenu ne résistent pas à l'analyse. Le tribunal en retient dès lors l'absence de toute remise en question de la part du quinquagénaire, dont la personnalité est jugée inquiétante.

Les préventions de viol sont déclarées établies et cinq ans d'emprisonnement ont été prononcés. Un sursis probatoire est accordé pour la partie de cette peine qui excède 18 mois. Ce sursis partiel est probatoire: pour en bénéficier, le prévenu devra notamment se prêter à un suivi spécialisé pour les auteurs d'infractions à caractère sexuel.

L'homme est aussi privé pour cinq ans de ses droits civils et politiques.

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