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  • 2026-08-07 11:39:11 +0000 UTC

    Aug 07, 2026

    Un doigt levé, deux essais, quatre situations : tout comprendre du Football Video Support, la VAR allégée qui débarque en Ligue 3

    Ce vendredi 7 août (20h45), la Ligue 3 succède au National et lance sa toute première saison professionnelle - nouveau statut fédéral, budget renforcé, diffusion sur Ligue 1+. Mais parmi toutes les nouveautés, une retient particulièrement l'attention : le Football Video Support (FVS). Cette assistance vidéo allégée n'avait encore jamais été utilisée en France.

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    Elle vient des compétitions jeunes de la FIFA, à l'image de la dernière Coupe du monde U20. Ce sont les entraîneurs, et non la salle vidéo, qui décident de solliciter une révision.

    Qu'est-ce que le Football Video Support ?

    Le FVS est une version allégée du VAR utilisé en Ligue 1 et dans les plus grandes compétitions. Mais en Ligue 3, pas d'arbitre vidéo dédié et pas de camion de retransmission : ce sont les entraîneurs eux-mêmes qui déclenchent l'analyse. Un peu comme un challenge au tennis ou au basket-ball.

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    L'IFAB (International Football Association Board), qui régit les lois du jeu, a validé ce dispositif en mars 2023, pour les compétitions aux moyens limités. Il a depuis été utilisé sur plusieurs Mondiaux jeunes, en Serie C italienne (D3), ou encore en Première Division féminine espagnole.

    Qui peut le demander, et dans quels cas ?

    Seul l'entraîneur principal peut activer un challenge - ou son remplaçant s'il est absent de la zone technique. Un joueur peut bien le lui suggérer en cours de match, mais n'a aucun pouvoir pour le demander officiellement. À Versailles, le club a pris les devants. Brice Parinet, président du district des Yvelines et arbitre de touche en Ligue 1, est venu présenter les nouvelles règles au staff et aux joueurs pour les utiliser « à bon escient ». « Le challenge de la mini-VAR est une expérimentation intéressante », résume le directeur sportif Salomon Kashala.

    La demande, elle, doit rester exceptionnelle. Elle n'est recevable qu'en cas d'erreur manifeste ou d'incident grave. Quatre situations sont concernées : un but marqué ou refusé à tort, un penalty accordé ou non, un carton rouge litigieux, ou une erreur d'identité sur un joueur sanctionné. Elle doit être formulée immédiatement après l'action.

    Comment se déclenche un challenge, et combien de fois est-ce possible ?

    Il faudra voir l'entrain mis par chacun, mais le geste est simple. L'entraîneur tourne le doigt en l'air et remet une carte au quatrième arbitre, en précisant la catégorie de sa demande. Celui-ci relaie l'information à l'arbitre central, qui va visionner l'action avant de trancher.

    Chaque entraîneur dispose de deux challenges par match. S'il a raison, il conserve sa carte pour la suite de la rencontre. S'il a tort, il la perd définitivement.

    Pourquoi ce système plutôt que le VAR classique ?

    Le VAR classique demande des moyens de captation et une salle vidéo que toutes les compétitions ne peuvent pas s'offrir. Le FVS répond à ce besoin avec un mécanisme plus simple, sans arbitre vidéo dédié, utilisable directement au bord du terrain. Son arrivée en Ligue 3 s'accompagne d'ailleurs de celle d'un quatrième arbitre sur chaque rencontre. Une nouveauté qui participe, selon la FFF, à la professionnalisation du Championnat.

    Reste à voir ce que ce nouvel outil deviendra avec le temps. Rien n'interdit à un entraîneur retors d'y voir moins un outil de contestation qu'un frein à dégainer : casser l'élan adverse et geler le jeu quelques secondes au meilleur moment en clamant une erreur manifeste. Un détournement à surveiller. Au tennis déjà, certains joueurs sont soupçonnés d'utiliser le Hawk-Eye, le système de traçage électronique de la balle, pour souffler entre deux points plutôt que pour contester une décision.

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