Un conseil extraordinaire convoqué à Bassenge : "Nous avons déjà répondu à toutes les questions de l'opposition"

En août dernier, le groupe d'opposition "Bassengeois. e" dénonçait "un déni de démocratie". Les élus regrettaient en effet que sept de leurs questions n'avaient pas trouvé réponse en séance. La majorité avait néanmoins promis d'y répondre par écrit et, depuis jeudi, c'est chose faite.

Cependant, l'opposition a demandé au Collège de convoquer un conseil extraordinaire avec, à l'ordre du jour, six des sept points en question. "Ils ont fait la demande mardi, quand nous n'avions pas encore répondu à tous les points", précise la bourgmestre, Valérie Hiance. "Nous sommes tenus par le Code de la démocratie locale de convoquer cette séance car un tiers des conseillers, au moins, en a fait la demande", détaille-t-elle.

"Refuser le débat public"

Si, légalement, la majorité doit participer à cette séance, elle n'en comprend pas tout à fait l'intérêt. "En août dernier, comme le CDL et notre ROI nous le permettent, nous avons répondu aux points supplémentaires par écrit", insiste l'élue. Cependant, cela ne semble pas suffire à l'opposition, qui accuse la majorité de "refuser le débat".

"Ces points n'appelaient pas à un débat, il s'agissait principalement de suivis de dossiers auxquels, pour la plupart, nous avions déjà répondu plus tôt dans l'année, déclare Valérie Hiance. Ces réponses demandent du temps à nos agents qui ont d'autres missions".

"Nous ne refusons pas de répondre, nous ne cherchons pas à cacher des éléments ni à nuire à la démocratie, conclut la bourgmestre. Nous demandons simplement de prendre en considération le travail de l'administration, qui, pendant qu'elle cherche les éléments utiles pour répondre aux questions, n'a pas le temps d'avancer sur d'autres dossiers utiles aux Bassengeois".

Une première

Du côté du chef de l'opposition, Christopher Sortino, on refuse de "mettre genou à terre". "Créer le débat, c'est notre droit, tout comme porter des dossiers devant le Conseil à la demande des citoyens", insiste-t-il. C'est pourquoi le groupe Bassengeois. e refuse les réponses écrites systématiques. "De plus, ce ne sont pas toujours des questions de suivi, comme l'interrogation sur les dispositifs mis en place pour protéger les personnes vulnérables de la canicule, énonce le conseiller. Enfin, lorsque l'on gère de l'argent public, il faut pouvoir rendre des comptes à ce même public".

Et de conclure : "La majorité est en train de vider le conseil communal de sa substance et tout démocrate devrait s'inquiéter de ce qui se déroule à Bassenge".

Selon le chef de groupe, c'est la première fois de l'histoire de Bassenge que l'opposition invoque la convocation du Conseil… "C'est tout un symbole".

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.