Un animateur périscolaire d'une école parisienne condamné à cinq ans de prison, dont un ferme, pour agressions sexuelles sur neuf enfants
Alerte info
Un animateur périscolaire d'une école parisienne condamné à cinq ans de prison, dont un ferme, pour agressions sexuelles sur neuf enfants
Publié aujourd'hui à 14h04
Lire dans l'app
Un nouvel animateur périscolaire a été suspendu après des accusations de viol à Paris, le 20 mars 2026. - Photo par ARNAUD PAILLARD / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
Il s'agit de la première peine ferme prononcée par la justice depuis le début du scandale dans la capitale.
Un animateur périscolaire d'une école du 15e arrondissement de Paris a été condamné ce mardi 15 septembre à cinq ans de prison, dont un sous bracelet électronique, pour agressions sexuelles sur neuf enfants, première peine ferme prononcée par la justice depuis le début du scandale dans la capitale.
Michaël M., 39 ans, a été reconnu coupable par le tribunal correctionnel de Paris d'agressions sexuelles sur des élèves de 5 à 10 ans de l'école Vigée-Lebrun entre septembre 2022 et janvier 2024. À l'audience du 31 août, il avait reconnu les faits tout en indiquant ne pas s'en souvenir.
La juridiction a ordonné l'exécution immédiate de la surveillance à domicile et du suivi socio-judiciaire de 10 ans et ce, même si le condamné fait appel du jugement. Il a également une interdiction définitive d'exercer un métier au contact de mineurs et dans la fonction publique.
Des échanges sur un forum de discussions de nature pédopornographique
Pour aboutir à cette condamnation, la deuxième prononcée dans le scandale du périscolaire parisien, le tribunal s'est appuyé sur "les déclarations précises et circonstanciées des enfants", les témoignages de collègues "qui ont précisément décrit des gestes déplacés de sa part", ainsi que les propres déclarations de l'animateur.
"S'il a estimé ne pas avoir eu conscience d'une attirance de nature sexuelle de sa part envers les enfants, cette affirmation a pu notamment être remise en question par les investigations menées par les enquêteurs ayant mis en exergue des échanges de l'intéressé sur un forum de discussions de nature pédopornographique", a déclaré le président Thierry Donard en rendant la décision.
Le 10 juillet, un animateur périscolaire du Xe arrondissement a reçu la première condamnation prononcée dans le scandale du périscolaire parisien, à 18 mois de prison avec sursis pour agressions sexuelles sur une enfant. Deux autres animateurs jugés les semaines précédentes au tribunal de Paris avaient été relaxés, provoquant la colère de familles.
"Le tribunal a tenu compte de la personnalité de mon client, de sa situation familiale et de sa démarche de soins. Il a jugé un homme dans sa singularité, sans chercher à en faire un exemple", a estimé auprès de l'AFP l'avocate de Michaël M., Me Anaïs Casseleux.
Tout a commencé avec la plainte le 12 janvier 2024 d'une mère dont la fille de six ans avait raconté que l'animateur lui avait "touché les fesses" à deux reprises. L'enquête a permis d'identifier d'autres enfants susceptibles d'avoir été victimes du même animateur, des fillettes ayant décrit des attouchements sur les fesses ou sur le sexe à diverses occasions, dans le préau ou lors d'une sortie scolaire.
Sur le même sujet
Lors de son procès, le prévenu, masque chirurgical sur le visage, a déclaré d'une voix atone : "Je suis désolé de tout ce que j'ai fait, je demande pardon à toutes les victimes et leurs familles. Je regrette énormément tout ce qui s'est passé".
Sujets liés :