Un ancien mannequin suisse affirme avoir été violée par Donald Trump en 1993

Donald Trump et Beatrice Keul. © Beatrice Keul Official

À une semaine des élections de mi-mandat aux États-Unis, des élus démocrates ont publié un rapport de 53 pages consacré aux liens entre Donald Trump et Jeffrey Epstein. Le document rassemble les témoignages de onze femmes, dont cinq accusent directement le président américain de viol ou d’agression sexuelle. Parmi elles figure l’ancien mannequin suisse Beatrice Keul, qui affirme aujourd’hui avoir été violée par Donald Trump en 1993. Des accusations catégoriquement réfutées par la Maison-Blanche, qui dénonce une manœuvre politique.

M.CZ

Source: Time, Blick, Le Matin

27 octobre 2026, 13:22Dernière mise à jour: 13:26

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Un rapport publié par des membres démocrates de la commission judiciaire de la Chambre des représentants relance les accusations visant Donald Trump dans le cadre de l’affaire Jeffrey Epstein. Les élus estiment que les documents recueillis justifient l’ouverture d’une enquête pénale indépendante sur les liens éventuels entre le président américain et le financier, mort en prison en 2019 alors qu’il était poursuivi pour trafic sexuel de mineures.

Le document rassemble onze témoignages et divers éléments documentaires. Selon ses auteurs, cinq femmes accusent directement Donald Trump de viol ou d’agression sexuelle. Trois autres décrivent des situations dans lesquelles Jeffrey Epstein ou Ghislaine Maxwell les auraient présentées au milliardaire, tandis que les derniers témoignages reposent sur des récits indirects ou des documents.

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Une ancienne finaliste de Miss Suisse

Parmi les accusatrices figure Beatrice Keul, 54 ans, ancien mannequin et finaliste de Miss Suisse. Elle affirme avoir été agressée en novembre 1993, alors qu’elle participait au concours de beauté American Dream Pageant, organisé par Donald Trump.

Selon son témoignage, relayé dans le rapport, Donald Trump lui aurait proposé de l’aider à obtenir un visa américain et une place à l’université de New York. Plus tard dans la journée, elle aurait été invitée à le rejoindre dans une suite du Plaza Hotel à Manhattan, propriété de Trump à l’époque.

Elle affirme qu’il l’aurait alors agressée sexuellement. Alors qu’elle parlait jusqu’ici d’agression sexuelle dans ses prises de parole publiques, elle qualifie désormais les faits de viol. Elle explique ce changement par le fait que certains médias auraient auparavant préféré employer une formulation plus prudente en raison des risques judiciaires liés aux poursuites engagées par Donald Trump contre plusieurs organes de presse.

Selon le rapport publié par les démocrates, Donald Trump lui aurait demandé de garder le silence et l’aurait ensuite recontactée après son retour en Suisse.

Beatrice Keul et Donald Trump. © Beatrice Keul Official
Beatrice Keul. © Beatrice Keul Official

Les démocrates réclament une enquête

Les auteurs du rapport demandent la nomination d’un procureur spécial indépendant chargé d’examiner les accusations et les relations entre Donald Trump et Jeffrey Epstein. Selon eux, les témoignages recueillis dépassent le seuil nécessaire pour ouvrir une enquête approfondie.

Ils reconnaissent toutefois que cette demande a peu de chances d’aboutir. La décision appartient au ministre américain de la Justice, Todd Blanche, ancien avocat personnel de Donald Trump.

La Maison-Blanche dément

Selon le magazine Time, la Maison-Blanche a fermement rejeté les accusations contenues dans le rapport. Elle affirme que Donald Trump a été “totalement blanchi” concernant l’affaire Epstein et qualifie ledit document de “manoeuvre politique” orchestrée par les démocrates afin de détourner l’attention de l’opinion publique.

À ce stade, le rapport constitue une initiative d’élus démocrates. Il ne s’agit ni d’une décision de justice ni d’une conclusion judiciaire établissant la responsabilité de Donald Trump, qui conteste d’ailleurs ces accusations.

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