Ultra-trail. « Je me suis massacré » : le Savoyard d'adoption Louis Calais remporte l’Echappée Belle devant Ludovic Pommeret

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Vincent Prod’Homme -

Aujourd’hui à 07:35 | mis à jour aujourd’hui à 09:19

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Le roi de la caillasse du massif de Belledonne, c’est lui. Louis Calais a survolé l’édition 2026 de l’Echappée Belle (145 km, 11 000 m de D+). Il est arrivé si tôt, à 5 heures du matin à Aiguebelle, ce samedi 22 août, en 21h02, que le maire de la commune, qui tenait à être là, n’était pas encore présent sur place. Il a couru encore plus vite que Vincent Esmiol l’année dernière, dans des conditions dantesques, dans le froid, le brouillard et sous la pluie. « Je me suis massacré, confiait-il à l’arrivée. J’ai tout donné car je savais que Ludovic Pommeret était très fort dans les descentes, donc j’ai attaqué jusqu’à la fin. Je ne réalise pas encore. Même si je m’entraîne dur, ça ne fait que six ans que je cours. C’est incroyable d’arriver à ce niveau de performance ».

Louis Calais, 31 ans, ne pratique pas le trail depuis longtemps mais il a déjà remporté la Swiss Peak 360, l’Ultra Terrestre, qui traverse l’île de la Réunion de bout en bout, et l’Echappée Belle, donc. Malgré ce palmarès impressionnant, il n’était pas le favori de cette édition puisque le légendaire Ludovic Pommeret était là, lui l’ancien vainqueur de l’UTMB, du Grand Raid et du Hardrock 100. C’est d’ailleurs en sachant cela que Louis Calais a décidé de participer à l’Echappée Belle cette année.

Louis Calais a survolé l’édition 2026 de l’Echappée Belle (145 km, 11 000 m de D+). Photo V.P.

Louis Calais a survolé l’édition 2026 de l’Echappée Belle (145 km, 11 000 m de D+). Photo V.P.

Ludovic Pommeret : « Louis [Calais] m'a explosé ! »

Après un mano à mano qui a duré une partie de la course, « le président », comme il est surnommé ici, n’a pas pu suivre le rythme imposé par son concurrent et l’a vu s’échapper à partir du 70e kilomètre. « Je suis malgré tout satisfait de ma course, de mes sensations, je suis allé plus vite que je ne le pensais, mais Louis me met quand même une heure, il m’a explosé (rires). Quand on est favori et qu’on termine deuxième, c’est forcément un échec, mais Louis était simplement meilleur. C’est une course qui est fidèle à sa réputation, où le ratio-kilomètre dénivelé est important, où il y a beaucoup de technicité. Être concentré chaque minute sur ces cailloux, c’est une vraie charge mentale ».

Ludovic Pommeret s’est ensuite levé, fourbu, touché au genou, pour aller se coucher. L’arrivée du troisième, certainement Guillaume Beauxis, était prévue près de deux heures plus tard. Preuve que les deux devant étaient à un niveau stratosphérique.

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