Trump lâche Zelensky et rejette la faute de la guerre sur l’Ukraine

International 10/10/2026 19:29 Actualisé le 10/10/2026 19:44

Le président des États-Unis a estimé qu’il était temps pour l’Ukraine d’avoir « un nouveau président ».

Après avoir annoncé par surprise un accord autorisant la Russie à vendre son diesel sur le marché mondial, Donald Trump s’en est pris à Volodymyr Zelensky ce samedi 10 octobre, lors d’un point presse. Interrogé par une journaliste sur la souffrance des Ukrainiens, toujours en proie aux bombardements, le président des États-Unis a rejeté la faute sur son homologue, qui continue d’ordonner des frappes sur les infrastructures d’hydrocarbures russes.

« Vous savez ce que je suggère ? Je suggère qu’ils aient un nouveau président qui saura signer un accord. Il aurait pu en prendre beaucoup, mais je ne sais pour quelle raison, ça n’est jamais le cas », a-t-il lancé, avant de prévenir qu’il allait « aller plus loin dans sa pensée ».

« Si j’étais président de l’Ukraine, il n’y aurait jamais eu cette guerre. Il n’y avait aucune raison que cette guerre avec la Russie commence. Ça a commencé à cause de l’incompétence. Et de conclure : « Je crois qu’il est temps pour l’Ukraine d’avoir un nouveau président. »

Donald Trump a aussi exhorté avec véhémence Volodymyr Zelensky à cesser les frappes contre les raffineries, qui, selon lui, ne font qu’aggraver « le problème mondial » de pénurie de diesel. « Il a intérêt à arrêter », l’a-t-il mis en garde.

Une « décision faible »

Quelques heures plus tôt, Volodymyr Zelensky a ironisé sur la « gratitude » du président russe. « Aujourd’hui, la Russie a exprimé sa gratitude pour la levée des sanctions visant les exportations de diesel en larguant cinq bombes sur des immeubles résidentiels à Zaporijia », a-t-il écrit sur X. Un accord qu’il a qualifié d’« absolument horrible » et une « décision faible » des alliés de l’Ukraine.

Cet accord, annoncé par surprise par le président étatsunien sur son réseau Truth Social et confirmé par le Kremlin, prévoit que « 300 000 tonnes » de carburant soient fournies « immédiatement », puis « 500 000 tonnes de plus en novembre » et « 1 000 000 de tonnes immédiatement après ». Un deal qui fait donc fi des sanctions imposées à la Russie.