Trois syndicats d'hôtesses et stewards d'EasyJet France appellent à la grève samedi et dimanche
Ils dénoncent "un épuisement physique et mental généralisé" en raison de l'instabilité "chronique" des plannings.
Publié le 12/08/2026 13:44
Mis à jour le 12/08/2026 16:24
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Trois syndicats d'hôtesses et stewards d'EasyJet France appellent à la grève samedi et dimanche, peut-on lire mercredi 12 août dans un communiqué de l'Unac (Union des navigants de l'aviation civile). En cause : "Une instabilité des plannings devenue chronique depuis près d'un an, sans qu'aucune mesure concrète n'ait été prise".
"Les 1 074 PNC [personnels navigants commerciaux] de la compagnie, sur les six bases françaises (Orly, Roissy-CDG, Lyon, Nice, Nantes, Bordeaux) sont appelés à la grève les samedi 15 et dimanche 16 août, de 00h01 à 23h59", indique le communiqué. L'intersyndicale PNC easy Jet France (Unac CFE-CGC, SNPNC-FO et UNPNC-CFDT) précise que ces journées d'action ont lieu "dans le cadre du préavis déposé le 4 août 2026" et couvrant la période du 7 août au 2 septembre.
Selon l'intersyndicale, les changements de plannings ont généré "un épuisement physique et mental généralisé et l'impossibilité d'organiser toute vie personnelle". Pour l'intersyndicale, la direction "a présenté des 'intentions d'amélioration' sans aucune mesure concrète, déclarant qu'il lui serait 'impossible d'agir dès maintenant'". Le communiqué rappelle enfin qu'"en janvier 2026, un premier appel à la grève de l'Unac avait conduit la compagnie à annuler 38 vols le 1er janvier. Un second mouvement avait suivi le 6 avril. Depuis, aucune mesure structurelle n'a été prise".
Dans une réaction transmise à franceinfo, la compagnie britannique à bas coûts s'est dit "déçu" et a appelé les syndicats "à renoncer à cette action opportuniste à une période aussi importante de l'année", le week-end du 15 août s'annonçant très chargé dans les transports. EasyJet déclare avoir soumis des "propositions d'ajustements" visant à répondre aux demandes des syndicats. La compagnie, qui souligne que "des négociations sont prévues en septembre", estime que le mouvement de grève intervient "en dehors de tout processus formel de négociation".