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  • 2026-07-20 11:17:39 +0000 UTC

    Jul 20, 2026

    Transfert du MIN, le Rungis niçois : pourquoi ça tarde autant ?

    C’est un serpent de mer qui use la patience des professionnels de l’agroalimentaire azuréen. Le déménagement du marché d’intérêt national (MIN) vers le secteur de la Baronne, sur la commune de La Gaude, est au point mort. Alors comment transférer ce poumon économique dans des délais raisonnables alors que le projet se heurte à de sérieux obstacles logistiques et juridiques ?

    Pour les grossistes et les producteurs, cette paralysie a des conséquences concrètes. Bloqués dans l’attente de ce transfert pour moderniser leur outil de travail, ces acteurs économiques peinent à se projeter. Selon Pierre Ippolito, vice-président (Nouvelle énergie) de la Métropole délégué au Développement économique et à l’aménagement de la plaine du Var, « ces professionnels se retrouvent dans un entre-deux pénalisant car ils ne savent pas s’ils sont là pour cinq ans ou pour quinze ans. »

    Pourtant, sur le papier, une grande partie du chemin administratif a été parcourue. Pierre Ippolito confirme que « la maîtrise foncière est acquise » et que « le permis est purgé ». Mais de lourdes contraintes freinent l’arrivée des pelleteuses.

    D’un côté, la question environnementale s’est invitée dans le dossier, des associations ayant déposé « un recours sur la partie écologique pour contester l’aménagement », indique le vice-président de la Métropole.

    Les engins de démolition ont entamé la destruction des grandes halles du Marché d’Intérêt National (MIN) de Nice

    De l’autre, se pose un défi routier. Le permis de construire du nouveau marché a été validé sous une réserve stricte : la création de nouveaux accès pour absorber le surcroît de camions. « On ne peut pas déménager un MIN tant qu’on n’a pas fait les aménagements routiers », convient Pierre Ippolito. Pour désengorger la zone, il est donc impératif de créer une sortie depuis la route métropolitaine 6202 bis, sous la forme d’un rond-point ou d’un échangeur, et de réaménager la route de la Baronne.

    « On pourrait prévoir un démarrage des travaux du MIN en 2029 »

    C’est précisément sur la programmation de ces routes que le vice-président de la Métropole veut marquer une rupture. Pierre Ippolito dénonce un calendrier initial beaucoup trop étiré : « L’ancienne équipe métropolitaine n’avait pas prévu d’avoir un MIN avant 2033-2035. » En cause, des travaux routiers préalables « qui n’étaient planifiés qu’à l’horizon 2031 ou 2032 ».

    Pour Pierre Ippolito, avancer ces travaux routiers n’est finalement qu’une « question d’arbitrage » et de « financement ». L’objectif affiché est de réaliser les infrastructures routières dans les deux ans. « Si on fait les aménagements d’ici 2028, ça veut dire qu’on pourrait prévoir un démarrage des travaux du MIN en 2029 », précise Pierre Ippolito, avec pour ambition de livrer le nouveau MIN de La Gaude « d’ici la fin du mandat politique en cours ».

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