TÉMOIGNAGE. "Tout est recouvert d'un centimètre de suie" : après le passage de l'incendie dans le Var, les habitants constatent les dégâts à Cotignac
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Alors que le feu qui s'est déclaré mardi à Pontevès n'est toujours pas fixé, les habitants de Cotignac commencent à regagner leur maison. Ils découvrent parfois ce qu'il en reste.
Radio France
Publié le 23/07/2026 17:16
Mis à jour le 24/07/2026 07:13
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Il est le village le plus touché par l'incendie dans le Var. Les sinistrés de Cotignac sont de retour chez eux et constatent les dégâts. L'incendie a parcouru plus de 2 500 hectares, mais ne progresse plus jeudi 23 juillet. En début d'après-midi, plusieurs reprises se sont produites, les pompiers ont procédé à de nouvelles évacuations. Dans ce paysage de désolation, de pinède brûlée, Margot est revenue pour la première fois jeudi 23 juillet dans la maison familiale. Elle était partie précipitamment mardi, 48 heures plus tôt, lorsque le ciel est devenu rouge.
La jeune femme découvre le triste spectacle : "C'est un peu chaotique." La maison a partiellement brûlé. L'entrée du salon et la terrasse au dessus de la piscine ne sont plus que des cendres. Margot décrit "la terrasse en bois [qui] a pris feu et s'est embrasé. Il n'y a plus rien. Toutes les vitres, baies vitrées, le store, tout ça a explosé et du coup, la chaleur et la suie ont fait leur entrée dans la maison. Tout est recouvert d'un centimètre de suie".
Néanmoins, "la lecture que j'ai de la scène que j'ai devant les yeux, avec une terrasse complètement détruite, un salon explosé, c'est que le feu a été coupé dans son élan quand même. On doit beaucoup aux pompiers qui ont dû certainement intervenir pour sauver ce qu'ils ont pu", salue-t-elle.
Une camionnette de vitrerie est déjà présente devant la maison. L'entreprise est "mandatée par l'assurance pour essayer déjà de sécuriser la maison, parce que tout est ouvert. On ne sait pas trop par où commencer. On sauve déjà le maximum de choses qu'on peut récupérer. Moi, c'est clairement les vêtements des enfants pour avoir de quoi s'habiller. Et après on verra, on verra", explique Margot, la voix tremblante d'émotion.
Les enfants, tout jeunes, sont tenus à l’écart, restés dans la voiture du père de famille un peu en contrebas. Margot ne voulait pas qu'ils assistent à ça. "Je pense qu'ils sont déjà un peu traumatisés par tout ça. Dans le salon, vous voyez les peluches, les doudous, tout ce qu'on a laissé avant de partir", indique en pleurs la mère de famille. Margot relativise, Il y a une dizaine de maisons de la commune sont complètement parties en fumée : "Nous, on a de la chance dit-elle, On va pouvoir réparer, et reconstruire !"