« Tout cela doit rester un grand bordel organisé » : un Tropézien veut voir renaître les grandes fêtes qui ont fait la légende de son village d’enfance
« Le pêcheur trinque avec le banquier. Personne ne demande qui t’a invité. On pousse les tables, on ouvre les bras, et tout le monde chante ça : La Ponche Cha Cha Cha ! Saint-Tropez danse et ne s’explique pas. Viens comme tu es, on est bien comme ça ! ».
L’événement rassembleur et festif créé en mai dernier par Olivier Le Quellec a désormais sa chanson. Son premier couplet reproduit ici se veut le parfait reflet de l’état d’esprit instillé à ce rendez-vous qui au-delà de l’élan populaire déclenché en renouant avec les grandes fêtes d’antan, a pour ambition d’infuser dans l’atmosphère une manière différente de vivre et « travailler » le village.
Comme un clin d’œil adressé aux grands groupes qui ont pris l’habitude de régler méthodiquement les curseurs du spectaculaire et de l’artificiel festif à la seule fin du tiroir-caisse parmi une faune qui fait semblant de s’amuser...
« Lors des premières Nioulargue de Patrice de Colmont, quand on lançait le mouvement, on ne savait jamais comment cela allait finir ! C’est cela la Ponche Cha Cha Cha ! Le rêve absolu d’un « bordel organisé ». Comme celui dans leque j’ai grandi. Une fête qui appartient à tout le monde et vous échappe ! », s’enthousiasme son grand architecte dans ses bureaux de Transacmer Immobilier. Face à cette place de l’Hôtel de Ville qui sera pacifiquement envahie avec une fois encore la bénédiction de Mme le maire, ce vendredi 25 septembre, entre 20 h et 23 h.
Un buffet participatif
Photo L.A.
La formule évolue puisqu’outre les commerçants partenaires « historiques » de l’événement (Pesquière, Lignac, La Ponche, Bouillon, Fuchs, Indie Group, etc.), qui agrémentaient le buffet, chacun est invité à participer en apportant sa contribution avec une bouteille ou quelques denrées...
Pour le plus grand bonheur de son initiateur, La Ponche Cha Cha Cha semble avoir son petit effet dans le paysage tropézien...
«L’objectif était que cette étincelle fasse des petits et j’ai l’impression que ça marche ! Même des établissements ultra bling-bling reviennent à une imagerie traditionnelle », observe depuis cet été Olivier Le Quellec qui plutôt que « seconde édition », préfère parler de « deuxième première édition » à propos de ce nouveau rendez-vous clin d’œil au Saint-Tropez des 70’s.
Pas une question d’argent
Celui « où l’élégance n’était pas une question d’argent. Où la liberté était un art de vivre. Où la générosité était naturelle. Et où une soirée pouvait parfaitement déraper... dans le bon sens du terme ! », conclut le Tropézien, sachant que cette fois encore, la fête ressemblera à ce que chacun en fera.
Ainsi naissent les soirées qui marquent leur époque.Et un jour peut-être l’on entendra, « Ah bon, tu n’étais pas là ? ».