Tournai : Dominique Alderweireld alias 'Dodo la Saumure' est décédé - RTBF Actus

C’est à la fin juin de cette année que l’homme a une dernière fois fait parler de lui quand il lance un appel à l’aide, se retrouvant à la rue après avoir été, selon ses dires, expulsé de son logement le 23 juin.

Né en France dans le département du Nord en 1949, il commence sa carrière professionnelle dans l’immobilier. Il ouvre ensuite plusieurs établissements dans le Tournaisis, des "salons de massage", notamment à Tournai, Froyennes, Warneton, Péruwelz, Havay…, jusqu’à Mouscron.

Plusieurs fois devant les tribunaux 

En janvier dernier, Dominique Alderweireld avait été condamné à six ans de prison et à près de 500.000 d’euros d’amende par le tribunal correctionnel de Tournai. Il avait comparu dans une affaire en lien avec ses onze établissements répartis sur toute la Wallonie picarde. Il devait répondre notamment de traite d’êtres humains, organisation criminelle, blanchiment d’argent et usage de faux. Il avait décidé de faire appel du jugement.

L’homme avait fait la une de l’actualité au moment de l’affaire dite du Carlton de Lille. Il avait été poursuivi pour proxénétisme aggravé dans ce dossier où le nom de l’ancien ministre Dominique Strauss-Kahn avait également été cité. Dodo avait été relaxé en 2015 par la justice française.

L'affaire du "DSK"

Un an auparavant, le 30 avril 2014, Dominique Alderweireld avait inauguré "Le DSK" un nouveau "bar à champagne" à Blaton. La réaction de l'ancien directeur du FMI, mis en cause en 2011 dans le cadre d'une accusation d'agression sexuelle à New-York, une affaire qui s'était terminée au pénal par un non-lieu, ne se fait pas attendre : Dominique Strauss-Kahn refuse l'utilisation de ses initiales pour un lieu de prostitution. Le proxénète refusera de changer le nom de son établissement. 

L'affaire se terminera au tribunal et celui-ci donnera raison à Dominique Strauss-Kahn.  Dominique Alderweireld fera appel de ce jugement rendu en référé arguant que ces initiales évoquent "Dodo Sex Klub" et non Dominique Strauss-Kahn.  "L'affaire" se terminera par un accord à l'amiable : Dominique Strauss-Kahn abandonnera finalement les poursuites en échange de l'abandon de l'utilisation des ses initiales pour l'appellation de cet établissement.