Tour de France femmes 2026. « Cela reste encore très rare » : quand la grossesse s’invite dans le peloton
Ce Tour de France 2026 était un rendez-vous qu’Élise Chabbey attendait avec impatience. La Genevoise, meilleure grimpeuse de la dernière édition, rêvait de briller sur des routes qu’elle connaît par cœur. Mais la Suissesse suivra la course de l’extérieur. Elle est enceinte de son premier enfant. Un heureux événement qui n’était pas forcément attendu aussi tôt.
« Quand je l’ai appris, j’étais en stage en altitude en Sierra Nevada pour préparer le Giro. C’était un peu une surprise », raconte-t-elle avec beaucoup d’humilité. Si cette grossesse était un projet, son arrivée reste inattendue. « On voulait avoir un enfant, mais on pensait que ce serait compliqué parce que je n’avais pas de règles. Je m’étais dit que ce serait peut-être après ma carrière. Finalement, c’est arrivé maintenant. »
Sur le moment, la frustration est inévitable : « Je loupe une belle saison avec de beaux objectifs. » Mais avec un peu de recul, la vainqueure des Strade Bianche 2026 préfère y voir une opportunité. « C’est peut-être un mal pour un bien. Ça me permettra peut-être de prolonger ma carrière d’un ou deux ans et d’essayer de revenir au plus haut niveau pour performer. »
Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs.
En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus (plus d'informations).
En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment en consultant notre politique de protection des données.
Gérer mes choix
Soutenue « à 100 % au niveau du salaire et du suivi » par son équipe
La cycliste de 32 ans n’a pas rangé son vélo pour autant. « Je fais entre 15 et 20 heures par semaine. Je n’ai pas trop de symptômes, donc je peux vivre presque normalement, même si je suis un peu fatiguée. »
Élise Chabbey n’est pas la première à « faire une pause » pour cause de maternité. Mais dans le peloton, cela reste encore très rare, preuve du caractère sensible du sujet. « J’ai pu discuter avec Aude Biannic, qui est passée par là. Cette année, deux autres coureuses ont annoncé leur grossesse. Ce sera intéressant d’avoir davantage de témoignages dans le futur pour aider les prochaines générations », glisse celle qui est soutenue « à 100 % au niveau du salaire et du suivi » par son équipe de la FDJ United-Suez.
Même sans dossard sur la Grande Boucle, la tenante du maillot à pois suivra attentivement l’épreuve. « J’aimerais que ce soit quelqu’un de l’équipe qui remporte le classement de la montagne. J’espère surtout que ce sera une attaquante et pas forcément une fille du classement général, même si, avec les arrivées au sommet, ce sont souvent elles qui marquent le plus de points. »
Elle gardera également un œil sur ses compatriotes suisses qui rêvent de briller, pourquoi pas le jour de la fête nationale, ce samedi ? « La première étape est un parcours très punchy qui convient très bien à Noemi Rüegg. Marlen Reusser, elle, va être une grande rivale de Demi (Vollering) pour le général. Mais je pense que Demi va gagner. » Voilà qui est dit !