Conduite autonome : revirement de la France qui autorise les tests sur route du système Tesla

À l’issue d’une visioconférence avec le patron de Tesla, Elon Musk, ce mercredi soir 2 septembre, le ministre des transports Philippe Tabarot a acté une avancée majeure pour le constructeur américain en France.

Les essais sur route du système de conduite autonome FSD de la marque vont bel et bien être engagées dans l’Hexagone. Une annonce surprenante, contraire à la position du gouvernement prise en juillet.

Tesla : Elon Musk persuade la France de reviser son jugement concernant le système de conduite autonome FSD 

Des craintes sécuritaires soudainement balayées

Le milliardaire a dû se montrer sacrément persuasif pour convaincre aussi rapidement son interlocuteur. Il y a un mois à peine, Philippe Tabarot affichait de sérieuses réticences quant à l’autorisation d’utiliser le système de conduite autonome sur les routes françaises. S’il reconnaissait au dispositif FSD de réels « progrès technologiques », le ministre des Transports estimait « les contreparties en termes de sécurité (…) encore insuffisantes pour une autorisation en l’état ».

Philippe Tabarot pointait alors deux zones d’ombre, au premier rang desquelles figure la gestion de la vitesse. Le FSD serait capable d’adapter l’allure du véhicule au flux de la circulation, « sans demande explicite du conducteur », à même de rouler « jusqu’à 50 % au-dessus de la limite de vitesse autorisée ». L’autre critique désignait le manque de surveillance accordé à l’attention du conducteur  pourtant responsable en cas d’accident.

Ces réserves ont semble-t-il été levées. Sur le réseau social X, le ministre français a salué « un échange constructif @elonmusk autour du dispositif Full self-Driving de Tesla ». Deux Tesla équipées de FSD vont donc entamer prochainement « des essais sur route ».

Un système déjà présent dans 12 pays

Déjà utilisé par plus de 6 millions de Tesla à travers le monde (Amérique, Canada, Mexique, Corée du Sud, Australie…) le système n’en est encore qu’a ses balbutiements sur le Vieux Continent.

Mi-avril les Pays-Bas ont fait figure de pionniers. L’État néerlandais a été le premier à accorder une autorisation provisoire, pour l’utilisation du FSD, constituant une première historique dans l’Union européenne. L’autorité routière néerlandaise, la RDW, a donné son feu vert pour permettre l’utilisation de cette technologie en conditions réelles de circulation. La Belgique, le Danemark, l’Estonie et la Lituanie lui ont ensuite emboîté le pas, avant la France aujourd’hui.

L’option déjà accessible dans 12 pays, dont la France sous forme d’abonnement à 99 €/mois. Mais pour l’heure il demeure toujours « en attente d’approbation réglementaire ». Donc interdit d’utilisation en conditions de circulation.

Avec des essais imminents sur nos routes, et le déploiement croissant de son sytème de conduite autonome, Tesla entend démontrer l’efficience de son système, en quête d’une future homologation européenne.