Tensions avec la police et entre jeunes lors du blocage d’un lycée à Reims
Le mouvement de blocage des lycées a touché celui de la rue Libergier à Reims, ce mardi matin 29 septembre. Des débordements ont éclaté, avec usage des gaz lacrymogènes par la police.
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Situé au centre-ville de Reims, dans la rue du même nom, le lycée Libergier est le premier établissement de la ville à être touché par le mouvement lycéen parti de région parisienne
« Nous sommes arrivés ce matin [mardi 29 septembre] avec nos pancartes mais on nous les a confisquées », relate l’un des manifestants. « Tous les élèves ont été confinés dans le lycée et vers 10 heures, on nous a tous fait sortir par une issue de secours à l’arrière. »
Entre « 45 et 50 » lycéens, selon les participants, ont alors organisé un rassemblement devant l’entrée principale, dont l’accès a été bloqué avec des poubelles.

« Tout se passait bien. Notre rassemblement était pacifique », témoigne un autre lycéen. « Le rassemblement a grossi et vers 11 heures des jeunes d’autres lycées sont arrivés », notamment « un groupe qui a commencé à tirer des fumigènes », en fait un fumigène a été allumé et trois mortiers d’artifice tirés, selon nos informations.
« Nous, on ne voulait pas de ces débordements. Il y a même des jeunes qui ont commencé à se taper entre eux. Un autre a cassé la vitre d’une voiture. La police était là et elle a gazé tout le monde. »
Nous n’avons pas eu confirmation de ce bris de vitre. En revanche, toujours selon nos informations, un début de bagarre impliquant deux jeunes gens a effectivement éclaté et c’est à ce moment-là que les forces de l’ordre ont fait usage de lacrymogène, en direction des protagonistes et du groupe qui les entourait, pour mettre fin à l’affrontement.
Les gaz se sont ensuite dispersés, donnant l’impression d’avoir ciblé « tout le monde ».
Aucune interpellation
Selon des élèves de Libergier, « un jeune » aurait été interpellé. Vérifications faites par L’union, il n’y a eu aucune arrestation.
La dégradation de la vitrine d’un salon de coiffure a également été constatée, à l’angle de la rue Clovis, mais les circonstances restent confuses. D’après certains renseignements, la police municipale aurait repéré un jeune homme porteur d’un parpaing, qu’il aurait lâché lors du contrôle, ce qui aurait occasionné le bris de la vitrine mais accidentellement, sans volonté de sa part de la casser.
Un autre lycée touché par le mouvement
Après ce coup de chaud survenu aux environs de midi, la tension est retombée. La circulation bloquée un temps dans la rue a été rétablie.
À 13 heures, une dizaine de policiers continuaient d’observer le rassemblement toujours en cours devant le lycée Hugues-Libergier. Entre 100 et 150 jeunes étaient réunis, beaucoup d’entre eux scolarisés dans d’autres établissements de la ville.
Seuls quelques pétards se faisaient entendre de temps à autre, tirés gentiment entre divers slogans, notamment « Macron t’est foutu, la jeunesse est dans la rue ».
La police a quitté les lieux en début d’après-midi, laissant le rassemblement se poursuivre dans le calme, devant le lycée fermé pour le reste de la journée. On apprenait par ailleurs qu’un autre établissement rémois était touché par le mouvement, le lycée Georges-Brière au quartier Murigny, mais dans des proportions moindres qu’à Libergier.
Un blocus du lycée Marc-Chagall est également annoncé pour le jeudi 1er octobre, à partir de 8 heures.
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