Une enquête ouverte sur les messages haineux qui visent Teddy Riner
20 Minutes avec AFP
Publié le 24/09/2026 à 08h09 • Mis à jour le 24/09/2026 à 08h18
Une enquête a été ouverte pour injures publiques racistes et cyberharcèlement après que le judoka Teddy Riner a reçu des messages haineux, a annoncé le parquet de Paris sur Instagram ce mercredi 23 septembre.
Teddy Riner avait été pris à partie sur les médias proches de l’extrême droite et sur les réseaux sociaux pour avoir fait part lors de l’émission Stade 2 de son « angoisse » de « la montée de l’extrême droite », qui « le fait flipper ».
Après cette interview, « de nombreux messages haineux en ligne ont visé » Teddy Riner sur X et Instagram, a retracé le parquet de Paris, qui précise avoir ouvert cette enquête de sa propre initiative. Celle-ci a été confiée à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine (OCLCH), a précisé le parquet.
Le quintuple champion olympique, qui espère finir sa carrière par un nouveau titre aux JO de Los Angeles en 2028, a plusieurs fois laissé entendre qu’il pourrait ensuite s’engager en politique.
Mbappé également visé par l’extrême droite
Outre Teddy Riner, une autre star du sport français, Kylian Mbappé, a été vivement critiquée par l’extrême droite, pour avoir refusé de prendre parti entre les habitants et les migrants à Ceuta.
L’attaquant du Real Madrid a déclenché une vive polémique en Espagne pour avoir, comme deux de ses coéquipiers, refusé de porter entièrement un tee-shirt de soutien à la population de l’enclave espagnole de Ceuta, au cœur d’une crise migratoire avec le Maroc, comme le lui avait demandé son club. Il s’est ensuite justifié en expliquant vouloir à la fois être « pleinement solidaire » des habitants de Ceuta mais aussi « faire un geste et adresser une pensée à tous les migrants qui ont perdu la vie et qui vivent eux aussi dans des conditions difficiles », sans vouloir « hiérarchiser les souffrances ».
Le capitaine de l’équipe de France de football, qui avait déjà pris position contre une arrivée au pouvoir du RN, a aussi été pris à partie sur les réseaux sociaux par l’extrême droite de ce côté-ci des Pyrénées.