Taux de mortalité infantile très dégradé en France : où se place la Normandie ?
Des chiffres inquiétants montrent que le taux de mortalité infantile a grimpé en 2024, plaçant la France en 23e place sur 27 en Europe. La Normandie fait partie des régions dans la moyenne basse.
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Une enquête approfondie de l’Igas (Inspection générale des affaires sociales) montre que le taux de mortalité infantile a grimpé à 4,1 pour 1 000 naissances en 2024 en France. Ainsi, sur un total de 661 822 naissances, 2 709 enfants sont morts avant leur premier anniversaire. Cette dégradation, due principalement à des décès de bébés au cours de leurs 27 premiers jours, fait rétrograder la France à la 23e place des 27 pays de l’Union européenne.
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Sur le territoire, d’après la carte éditée par l’Igas, la Normandie ne fait pas partie des régions les plus touchées. La Seine-Maritime et l’Eure ont une moyenne qui se situe entre 3,6 et 4 enfants décédés pour 1000 naissances entre 2020 et 2022. Les trois autres départements normands Calvados, Orne et Manche se situent entre 3 et 3,6 décès pour mille naissances aux mêmes dates. En 2023, la Manche et le Calvados sont à 2 ‰ (2 pour mille).
Outre-Mer et Seine-Saint-Denis
Les départements les plus concernés sont d’abord en Outre-Mer, et dans l’hexagone, le rapport pointe notamment la situation sanitaire très dégradée de la Seine-Saint-Denis (6 1 ‰ en 2023, 6,4 1 ‰ en 2022). En 2023, la liste des départements les plus touchés est assez disparate, épargnant l’Ouest et le Sud-est. On y trouve l’Ariège (7,3 ‰), le Doubs (6,5 ‰), le Puy-de-Dôme (5,8 ‰), le Territoire-de-Belfort (5,7 ‰), le Val-d’Oise (5,6 ‰), l’Eure-et Loir (5,5 ‰), l’Aude (5,3 ‰), le Cher (5,1 ‰), le Bas-Rhin (5 ‰), la Meuse (5 ‰), le Cantal (4,4 ‰).
Des causes sociodémographiques sont avancées. Certains départements cumulent précarité, faible densité médicale, difficultés d’accès aux soins, et indicateurs dégradés. La fragilité des ressources humaines est soulignée : tensions majeures sur les effectifs médicaux et paramédicaux, difficultés de recrutement et de fidélisation, recours à l’intérim, vieillissement des professionnels.
Le rôle de la fermeture des maternités
Quant à la fermeture des maternités de proximité, les auteurs du rapport considèrent qu’il n’existe pas de corrélation avérée entre l’arrêt des petites maternités et la hausse de la mortalité infantile. Si cette réorganisation améliore la sécurité des soins selon l’enquête, elle pose des questions d’accessibilité, de sentiment d’abandon territorial, et de charge sur les établissements restants.
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