Surprise sur Nostalgie: Rudy Leonet, ex-patron de Pure FM, débarque avec son podcast "Il est toujours 5 Heures quelque part"
C'est la grosse surprise de cette rentrée sur Nostalgie. Après son départ mouvementé de la RTBF en juin 2025, Rudy Léonet, fondateur de Pure FM en 2004, débarque dès le 8 septembre sur la première radio de Wallonie avec deux projets : d'une part la mise à disposition sur les plateformes de Nostalgie de son podcast Il est toujours 5h quelque part et, d'autre part, une intervention régulière dans la tranche horaire 16-19h avec Julien Sturbois.
Rudy, comment est née cette idée de collaboration avec Nostalgie ? C'est la seule station qui vous a contactée après votre départ de la RTBF, l'an dernier ?
"Pas du tout. Il y a eu énormément de contacts, parfois formels, parfois informels. Il y a des gens qui m'ont abordé pour de très bonnes raisons, d'autres pour de moins bonnes, qui surfaient un peu sur le buzz. Mais quand j'ai rencontré Kim Beyns (NDLR : le patron de NGroup) autour d'une tasse de café, j'ai vu immédiatement que je parlais avec quelqu'un qui a le même langage que moi, à savoir la mise en avant de talents et la passion pour le média radio. C'est à ce moment qu'est venue l'idée de faire un truc ensemble."
Seulement, qui dit Rudy Léonet dit découverte de nouveaux talents, pas spécialement plongée dans le passé…
"C'est vrai. Mon moteur a toujours été la nouveauté, accompagner des talents vraiment naissants le plus loin possible, voir leur envol et puis recommencer avec d'autres. Et c'est vrai que sur Nostalgie, c'est exactement l'inverse. Ils travaillent sur le souvenir. Mais mon idée est de dire que les découvertes d'aujourd'hui, ce sont les souvenirs de demain. Si je regarde mon parcours, j'ai connu une série de groupes qui étaient tout petits et qui sont devenus immenses aujourd'hui, de U2 à Depeche Mode en passant par Boy George ou Coldplay."
La RTBF met définitivement fin à une émission culte de La PremièrePour moi personnellement cela ne change rien, mais par contre le podcast va bénéficier du rayonnement, de la promotion et de l'exposition sur la première radio francophone.
Comment cette collaboration va-t-elle se dérouler concrètement ?
"Nostalgie va héberger mon podcast Il est toujours 5 Heures quelque part que je réalise depuis un an et que je vais désormais enregistrer chez eux dans les conditions du direct. Pour moi personnellement cela ne change rien, mais par contre le podcast va bénéficier du rayonnement, de la promotion et de l'exposition sur la première radio francophone. Pour moi qui vient de la sixième radio, c'est une belle progression (rires). Il sera disponible tous les mardis à 17h. Ensuite, à partir du 23 septembre, je vais aussi intervenir une fois par semaine dans la tranche 16-19h animée par Julien Sturbois. Là, ce sera davantage orienté sur mes souvenirs. J'essayerai d'expliquer pourquoi des groupes ou des chansons traversent le temps et pourquoi certains résistent et d'autres pas."
Cela ne risque pas de faire doublon avec Brice Depasse, l'animateur de "La Story" ?
"Brice est quelqu'un que j'apprécie. On s'est déjà retrouvés à la même table de dédicaces car on avait tous les deux sorti un bouquin au même moment. Lui, il raconte l'histoire de la musique. Moi, ce sera plus mon regard, un truc très personnel basé sur mes souvenirs, mes rencontres."

Pour ceux qui ne connaissent pas votre podcast, que peut-on en dire ?
"C'est vraiment de la découverte musicale commentée. J'ai l'habitude de dire que c'est de l'anti-algorithme. Comme disent les Anglais, il y a une "curation". C'est-à-dire que j'essaie d'expliquer des choses, je les mets en perspective. Il y a un peu de mauvaise foi aussi, parce que c'est important quand on défend quelque chose de le faire envers et contre tout. L'idée, c'est de prendre des paris en se disant que le pari d'aujourd'hui fera partie de la mémoire collective du futur."
Quand il y a beaucoup de sorties, je peux faire deux heures et lors d'une semaine plus faible, je fais une heure et demie. On travaille utile. C'est pour ça que j'aime bien le podcast.
La radio en direct, cela vous manque ?
"C'est difficile de répondre, car j'enregistre mes podcasts dans les conditions du direct. Par contre, ce qui est agréable, c'est de ne pas être interrompu par de la pub, de l'info, avec de l'inforoute, la météo… Ce qui est aussi agréable, c'est de ne pas être soumis à un timing. Quand il y a beaucoup de sorties, je peux faire deux heures et lors d'une semaine plus faible, je fais une heure et demie. On travaille utile. C'est pour ça que j'aime bien le podcast."
Pour cette première année de diffusion, l'audience a été au rendez-vous…
"Tout à fait. En une saison, Il est toujours 5 Heures quelque part a cumulé 150 000 écoutes et téléchargements. Ce qui, pour un podcast hebdomadaire, qui ne fait pas partie d'un grand groupe, est un bel exploit. D'autant plus que c'est un programme consistant, qui ne caresse pas les gens dans le sens du poil."
Rudy Leonet: entre étoiles éteintes et nouvelles stars !Pour de nombreux fans, qui forment la communauté de l'émission, il ne manque qu'Hugues Dayez et ses chroniques cinéma…
"Oui, bien sûr. Mais si on reprend l'émission, 5 Heures à ses origines, ce n'était que de la musique. Pour la toute première émission en 1993, j'ai reçu le même jour Ben Harper et Stéphane Eicher. Ils ont fait connaissance en studio et joué ensemble en live. Ce n'est que plus tard qu'Hugues m'a rejoint et le cinéma a pris de plus en plus de place. L'histoire a écrit le reste."
On est dans des métiers où les accidents heureux arrivent. Je n'ai pas la réponse à ça.
Est-ce qu'on pourrait un jour imaginer qu'il vous rejoigne, quand il sera retraité de la RTBF, par exemple ?
"Pourquoi pas ? Hugues reste un super équipier avec lequel j'ai fait des choses que je n'aurais jamais pu faire seul. En l'état actuel des choses, c'est plutôt non. Et plus tard, je ne sais pas. On est dans des métiers où les accidents heureux arrivent. Je n'ai pas la réponse à ça."

Par rapport à votre départ mouvementé de la RTBF l'an dernier, vous avez tourné la page ? Des plaintes ont été évoquées. Où tout cela en est ?
"Je n'ai pas trop envie de parler de ça. Mais non, je ne sais pas où cela en est. Et je n'ai pas été auditionné. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a rien. Ce n'est basé sur rien."
"Nous sommes partis de rien..."Au printemps dernier, vous aviez annoncé un spectacle avec Marc Ysaye, "Pop/rock : le spectacle all access." Vous avez dû l'annuler pour des raisons techniques. Vous comptez relancer le projet ?
"On va réfléchir, mais on s'est rendu compte qu'on était un peu court par rapport à l'ambition technique du projet. C'était vendu comme un show. Je voulais mettre là-dedans des tas de fantasmes. Avoir de la fumée, des boules à facettes, je trouvais ça rigolo. Mais cela n'a pas pu se faire. La décision a été prise de mettre ça sur pause et de voir plus tard. Maintenant, ni Marc ni moi ne sommes des 'teenagers'. Il faudra voir si l'énergie sera encore là."
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