Stérilisation des chats errants, fichier national des personnes condamnées, service vétérinaire de nuit… Que font les députés azuréens pour la protection animale ?

De quel soutien la protection animale peut-elle bénéficier auprès des députés azuréens ? La réponse avec les trois parlementaires qui ont répondu à notre sollicitation.

De son côté, Alexandra Martin, députée (NE) de la 8e circonscription des Alpes-Maritimes affirme qu’il s’agit d’un « acte majeur » de son mandat.

Parmi ses actions : la volonté de « renforcer les moyens consacrés à la stérilisation des chats errants ». Elle a ainsi proposé des crédits d’impôt pour les propriétaires faisant stériliser leur animal et une exonération de TVA pour les actes réalisés à la demande des associations (1).

Un décret fixe désormais le montant de la sanction, allant jusqu’à 1.500 euros par animal, pour les animaleries qui vendent des chiens et chats ou présentent des animaux vivants en vitrine.

L’élue indique avoir reçu la directrice de l’association « Au service des animaux 06 » et sollicité la Fondation 30 Millions d’Amis pour tenter de lui obtenir des financements.

Refuge, véto de nuit…

« La protection animale ne doit plus être traitée comme un sujet secondaire », affirme Cyril Tribuiani, député (RN) de la 6e circonscription des Alpes-Maritimes.

À Cagnes-sur-Mer, où il siège au conseil municipal, il défend la création d’un refuge, un service vétérinaire de nuit, l’interdiction des foires aux animaux et davantage d’espaces pour les chiens.

Membre du groupe d’études de l’Assemblée nationale consacré à la condition et au bien-être des animaux, il indique avoir cosigné un texte visant à créer « un fichier national des personnes condamnées pour des infractions commises à l’encontre des animaux ».

Comment éviter la récidive ?

C’est justement ce que défend Éric Pauget. Le député de la 7e circonscription des Alpes-Maritimes plaide pour lutter contre la récidive : « Aujourd’hui, rien n’empêche une personne condamnée pour maltraitance de détenir à nouveau un animal. »

Le député propose également de porter de 7 à 15 jours le délai de réflexion avant l’adoption d’un animal et d’instaurer progressivement un « permis de détention ». Face à la saturation des refuges, il préconise un statut d’agent assermenté pour leurs responsables.

1. Des amendements déposés lors de l’examen du budget 2026, déclarés irrecevables au motif de la charge pour les finances publiques.