Stelco tient tête à Ottawa, malgré la menace de poursuite
La compagnie américaine Cleveland-Cliffs, propriétaire de Stelco, répond à la mise en demeure du gouvernement Carney, assurant être « en totalité conformité » avec ses obligations d'emploi à l'aciérie de Hamilton, malgré le fait que la compagnie y a mis à pied des travailleurs.
Il y a une semaine, Ottawa avait donné 15 jours à Cleveland-Cliffs pour soumettre une réponse à sa mise en demeure, relativement à la perte de jusqu'à 500 emplois chez Stelco.
La ministre fédérale de l'Industrie, Mélanie Joly, accuse la compagnie américaine de ne pas respecter sa promesse, faite lors de l'acquisition de Stelco en 2024, d'y protéger les emplois.
Le PDG de Cleveland-Cliffs, Lourenco Goncalves, a soutenu publiquement les tarifs douaniers sur l'acier canadien du président Donald Trump. Il affirme maintenant que la guerre commerciale avec les États-Unis a fait chuter les exportations de Stelco, d'où la nécessité de mises à pied.
Dans une lettre envoyée à la ministre Joly, Cleveland-Cliffs dit avoir procédé à un examen exhaustif du respect de chacun de ses engagements, affirmant même dépasser les engagements pris au moment de l’acquisition de Stelco à plusieurs chapitres.
Pour la période de référence actuelle, Stelco prévoit un effectif annuel moyen d’au moins 1879 employés équivalents temps plein relevant de l’unité de négociation, soit 113 de plus que le niveau requis de 1766.
Mélanie Joly montrée du doigt
Cleveland-Cliffs fait même des reproches à la ministre de l'Industrie dans sa lettre.
La compagnie y indique que Stelco a demandé une rencontre avec la ministre Joly le 23 octobre pour discuter de la mise à pied temporaire de 175 travailleurs à Hamilton.
Bien qu’elle se soit déclarée publiquement disposée à s’asseoir à la table des négociations, la ministre n’a pas encore répondu à cette demande.
La ministre Joly n'a pas répondu à notre demande de commentaire pour l'instant.
Par le passé, le premier ministre Carney et elle ont menacé Cleveland-Cliffs d'un recours judiciaire pouvant mener à des sanctions ou même la vente forcée des actifs de Stelco.
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