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  • 2026-08-09 06:06:27 +0000 UTC

    Aug 09, 2026

    SpaceX, Anthropic, Anduril,…: le véritable danger de l'engouement autour des introductions en Bourse

    Anthropic, Anduril et d'autres entreprises en vogue prévoient d'ouvrir leur capital aux investisseurs par des introductions en Bourse (IPO), suivant l'exemple de SpaceX. Beaucoup y voient une opportunité de s'enrichir rapidement. Mais attention, investir dans une IPO se révèle souvent plus décevant que rémunérateur.

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    L'engouement actuel autour des IPO se manifeste principalement en dehors de l'Europe, où le report de l'entrée en Bourse très attendue du groupe franco-allemand de défense KNDS a déçu de nombreux investisseurs, comme celui de Visma, société norvégienne de logiciels. L'exubérance des IPO se concentre principalement aux États-Unis, sur des entreprises de la tech axées sur l'IA. Pourquoi ? Le sentiment s'est nettement réchauffé à l'égard de ces secteurs ces derniers mois. Les fondateurs et les premiers investisseurs cherchent à tirer le maximum de leur introduction en Bourse. Cet enthousiasme fait grimper les prix.

    Deux dynamiques

    On observe deux dynamiques. D'un côté, les fondateurs veulent vendre au prix fort ou attirer des capitaux bon marché. De l'autre, les acheteurs cherchent à obtenir un bon prix. Qui en sait le plus sur la valeur réelle de l'entreprise ? Ajoutez à cela les campagnes de promotion des banques d'investissement et vous comprendrez pourquoi j'affirme depuis longtemps que les IPO sont généralement surévaluées.

    Pour Ken Fisher,
    Pour Ken Fisher, "il est souvent plus sage d'attendre que l'enthousiasme retombe avant d'entrer sur le marché". ©Ennio Cameriere

    Prenons l'exemple de Verisure – dont l'entrée en Bourse à l'automne dernier a marqué l'IPO la plus importante de ces trois dernières années – qui a perdu 33 % depuis l'envolée de sa première séance. CSG a chuté de 38 % depuis son introduction en fanfare en janvier. La société anversoise AgomAb a abandonné 11 % depuis la clôture de sa première séance en février. Même des IPO réussies exigent un timing d'entrée précis. L'entreprise allemande Vincorion a clôturé sa première séance sur une hausse de 10 % en mars, avant de perdre 17 %. Le titre a ensuite rebondi de façon irrégulière tout en s'inscrivant en retrait du MSCI EMU. En mai, l'entreprise suédoise Silex Micro a signé la meilleure première séance pour une IPO en Europe depuis 2013… puis a reculé de 15 % (en couronnes suédoises). Savez-vous anticiper le mouvement des cours sur le court terme ? Peu de gens en sont capables.

    Le temps n'est pas l'allié des investisseurs

    Plus largement, depuis 1990, 52 % des IPO américaines ont sous-performé le S & P 500 lors de leur premier mois en Bourse, avec un écart médian de -0,3 point de pourcentage (pp) en dollars. Trois mois plus tard, elles sont 60 %, avec un retard médian de -5 pp. Et six mois plus tard ? 63 % d'entre elles accusent un retard de -11 pp. Un et deux ans plus tard, près de 70 % sont à la traîne avec un écart respectif de -20 pp et -35 pp. Pas terrible ! Quid de SpaceX ? Passée la première effervescence, le cours de l'action s'inscrit 15 % en dessous de son prix de lancement en dollars et sous-performe largement le S & P 500.

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    Le temps n'est pas l'allié des investisseurs en IPO. Sur les 48 % en hausse lors de leur premier mois, 56 % étaient en repli après un an. Vous êtes convaincu par l'avenir à long terme des favoris d'aujourd'hui ? Très bien ! Mais est-ce également vrai sur l'horizon de 3 à 30 mois que les marchés actions prennent en compte ? Il est souvent plus sage d'attendre que l'enthousiasme retombe avant d'entrer sur le marché.

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