"Son Antwerp était une équipe disciplinée et défensive": l'arrivée de van Bommel à la tête des Diables décryptée par notre consultant
Son arrivée : "Il fallait quelqu'un qui accepte les standards salariaux de la fédération belge"
"On voyait bien qu'on se dirigeait vers ça. Le départ de Rudi Garcia n'était pas surprenant, l'arrivée de Mark van Bommel ne l'est pas non plus. Vincent Mannaert appréciait déjà le coach néerlandais quand ils bataillaient pour le titre, l'un avec Bruges et l'autre à l'Antwerp. Quand on cherche un entraîneur avec les moyens de la fédération belge, on ne vise pas quelqu'un qui coche toutes les cases mais celui qui en coche le plus. Je pense que van Bommel a pas mal de qualités et qu'il est abordable financièrement. Il n'a plus entraîné depuis deux ans et il a dû revoir ses demandes à la baisse par rapport à son époque anversoise. Van Bommel a eu une grande carrière de joueur, mais il sait très bien qu'un coach a une date de péremption très rapide dans le foot d'aujourd'hui. S'il ne se remettait pas au travail, on aurait pu vite l'oublier."
Trois champions du monde, le Goat et le Cyborg, mais aucun Diable Rouge dans le "Onze de rêve" des fans du Mondial 2026Son style tactique : "Plus italien que néerlandais"
"Van Bommel est un entraîneur ordonné. En tant qu'ancien milieu défensif, il aime que son équipe soit disciplinée avant tout. Son Antwerp était d'abord une équipe défensive qui savait bien se projeter vers l'avant en misant sur les talents offensifs. Il ne faut pas oublier qu'à l'époque du doublé, le club avait des moyens faramineux pour le niveau belge. Faut-il rappeler le salaire de Toby Alderweireld ? Tactiquement, van Bommel est bien plus dans de l'école italienne que néerlandaise. On voit qu'il est passé dans le Calcio à la fin de sa carrière de joueur (Milan AC). Aujourd'hui, on garde une belle perception de lui grâce au doublé, même s'il ne faut pas oublier le scénario dingue qui lui offre le titre. Normalement, ça n'arrive jamais. Il va devoir apprendre le football de pays à présent. Il a fait ses armes en tant qu'adjoint de l'équipe nationale australienne mais c'est un tout autre niveau maintenant. On va l'attendre directement au tournant dès les matchs de septembre."
Ses futurs choix : "Il ne faudra pas trop d'ingérences de Mannaert"
"Van Bommel aura très vite des dossiers chauds sur la table. Courtois qui ne veut pas faire la Nations League, l'avenir De Bruyne et Lukaku, les autres trentenaires comme Vanaken, Meunier ou Mechele… De toute manière, on l'a aussi pris pour lancer des jeunes. Avec ce que certains gamins ont montré à la Coupe du monde et les bonnes prestations des U17 au dernier Euro, c'est obligatoire de passer là. À l'Antwerp, il avait donné sa chance à quelques jeunes, notamment avec Vermeeren. C'est clairement ce que Mannaert attend. Il faudra d'ailleurs voir comment leur duo fonctionnera. Mannaert aime être au cœur du réacteur et van Bommel avait quitté l'Antwerp à cause des ingérences du président Gheysens, même s'il était un dieu vivant qui pouvait tout se permettre là-bas. J'imagine que Mannaert et van Bommel ont déjà discuté de ça car le coach n'hésitera pas à s'en plaindre publiquement. Dans sa communication, il peut parfois être piquant, voire sarcastique. Comme Garcia, van Bommel a un caractère bien trempé. Je remarque d'ailleurs qu'il ne recevra que deux ans de contrat, pas quatre jusqu'au prochain Mondial. On n'est pas dans un engagement absolu comme à l'époque de Roberto Martinez qui s'impliquait à tous les niveaux de la fédération."
Le nouveau sélectionneur des Diables rouges est connu et devrait s'engager jusqu'en 2028Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.