Vous n’avez jamais vu Fréjus comme ça : un film avec de rares images raconte la Libération de la ville en 1944
Les drapeaux français flottent aux côtés des étendards américains, britannique et canadien.
Dans les rues du centre-ville, les silhouettes familières des Jeeps et autres véhicules militaires d’époque ont remplacé, le temps d’une journée, celles des voitures contemporaines.
Ce lundi 17 août 2026, Fréjus a remonté le temps pour célébrer sa Libération, survenue le 17 août 1944, au lendemain du Débarquement de Provence.
Dans le cœur historique puis à Fréjus-Plage, habitants, visiteurs et passionnés se sont retrouvés dans une atmosphère à la fois festive et empreinte de mémoire.
Défilé de véhicules américains de la 36e division du Texas, bivouac militaire, expositions, déambulations de pin-up, musique et animations ont rythmé cette journée pensée pour faire revivre l’ambiance des années 1940.
Photo Cyril Hiely/Var matin
Mais parmi toutes ces évocations du passé, une séquence a particulièrement retenu l’attention.
Le comité de jumelage de Fréjus et sa section de Fredericksburg ont diffusé un petit film d’environ six minutes.
Un document rare, précieux, qui donne à voir Fréjus au moment où les soldats alliés entrent dans la ville, accueillis en héros par une population qui retrouve enfin la liberté.
Plus qu’une simple plongée nostalgique
Là où les reconstitutions permettent d’imaginer ce que fut cette journée, ces images d’archives permettent, elles, de la regarder presque directement.
Les visages, les rues, les uniformes et l’enthousiasme des habitants racontent avec une force particulière ce basculement de l’histoire.
Un témoignage d’autant plus symbolique que Fréjus et Fredericksburg (Virginie, USA) entretiennent depuis 1980 des liens de jumelage et d’échanges.
Plus de huit décennies après, les célébrations n’ont donc rien d’une simple plongée nostalgique.
Elles rappellent, à travers les images comme à travers les drapeaux et les véhicules, le prix de la liberté et l’importance de transmettre cette mémoire.
Et lorsque les animations ont laissé place, ce lundi soir, au grand bal puis au feu d’artifice, c’est finalement le même message qui restera : celui d’une ville qui n’oublie pas le jour où elle a retrouvé sa liberté.