Social. Lycéens : emplois du temps, bâtiments... ce qui ressort des contributions sur la plateforme de concertation

Près des trois quarts des contributions à la plateforme de concertation lancée par le gouvernement à l'adresse des lycéens font état de difficultés dans les emplois du temps.

La rédaction avec AFP -

Aujourd’hui à 20:00 | mis à jour aujourd’hui à 20:07

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Digiteka PlaceHolder

La plateforme de concertation du gouvernement à destination des lycéens a révélé ce dimanche ses premières conclusions. Près des trois quarts des contributions font état de difficultés dans les emplois du temps, et la moitié citent des problèmes de bâtiments, selon un décompte rendu public ce dimanche par Sébastien Lecornu. Le gouvernement a recensé à ce stade 76 500 contributions.

Quelque 71 % d'entre elles évoquent « l'organisation du temps scolaire : journées trop longues, emplois du temps déséquilibrés, charge de travail importante », 51 % soulèvent « des difficultés liées aux bâtiments et aux conditions matérielles » dans les lycées, et 28,5 % abordent « la question des professeurs absents et de leur remplacement », 24% celle « des effectifs par classe » et 14,5 % évoquent Parcoursup « et les difficultés liées à l’orientation », détaille le Premier ministre sur X.

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Des propositions formulées sur la plateforme prises en compte dans le budget 2027 ?

Sur cette plateforme, accueillie avec indifférence ou scepticisme par les élèves mobilisés, tout le monde, sans vérification de la qualité de lycéen, peut répondre à deux questions ouvertes, sur les « principales difficultés » rencontrées dans les lycées et ce qui « devrait changer ou être amélioré pour mieux apprendre ». Cette initiative rappelle les « grands débats » organisés au moment des manifestations des gilets jaunes, qui avaient alimenté des « cahiers de doléances » jamais restitués.

Le gouvernement promeut cette plateforme comme un outil de « dialogue » en parallèle de la reprise des cours. Une « restitution nationale » est prévue fin octobre qui nourrira un « plan d'action concret ». Le gouvernement déposera notamment des amendements au projet de budget pour 2027 qui reprendront « certaines propositions formulées » sur la plateforme, redit Sébastien Lecornu. Et ces contributions seront également « analysées académie par académie, puis établissement par établissement », pour y apporter « des réponses adaptées ». La plateforme, lancée le 5 octobre sur agora.gouv, est ouverte jusqu’au 23 octobre.