SmallRig et CineD lancent l'OrBrella, une lampe LED qui s'ouvre comme un parapluie

CineD, média spécialisé dans la vidéo, présente son premier produit. L’OrBrella FM 60B, conçue avec SmallRig, est une lampe LED de 60 W en forme de parapluie. La diffusion est intégrée à la lampe, ce qui évite d’ajouter une softbox. La précommande est ouverte jusqu’au 8 novembre au prix de 178,90 €, pour des livraisons annoncées en janvier 2027.

SmallRig x CineD OrBrella Light Introduced- 60W Umbrella-Style Light That Deploys in Five Seconds

Sommaire

  • CineD x SmallRig, l’alliance d’un média et d’un fabricant
  • Un parapluie qui fait source et diffuseur
  • Une lampe qui tient dans un sac photo
  • Pensée pour l’interview et le portrait
  • Prix et disponibilité
  • Notre premier avis

SmallRig n’en est pas à son coup d’essai. À travers son programme DreamRig, le fabricant conçoit des produits avec des créateurs de contenu, et revendique plus de 1 700 créateurs partenaires dans le monde pour plus de 2 700 produits co-créés. Parmi les collaborations notables, on retrouve celles avec Potato Jet (trépieds et monopodes), Brandon Li (kit vidéo mobile), Chen Cheng (@superflankerstudio, photographe aérien), Luca, ingénieur du son primé aux Grammy Awards (microphone S70), ou encore le photographe animalier Xi Zhinong.

Cette fois, le projet est né d’une frustration de terrain. Johnnie Behiri, cofondateur de CineD, est caméraman et monteur de documentaires depuis 33 ans. Il constate que les équipes et les budgets fondent alors qu’il faut toujours éclairer des interviews, et vite. Le marché, lui, ne propose presque que des torches COB. Dans l’article de lancement publié par CineD, Johnnie Behiri estime qu’elles se ressemblent toutes « une fois le logo caché ». Toutes produisent une lumière dure qu’il faut ensuite adoucir avec une softbox, une grille et un diffuseur. Il compte environ cinq minutes de montage à chaque installation, un temps qui pèse lourd quand on tourne seul dans le salon d’un interviewé. Pour s’épargner ce rituel, il a repris un accessoire que tout photographe de studio connaît.

Trois prototypes successifs de l'OrBrella sur pied

Un parapluie qui fait source et diffuseur

Le principe rappelle le parapluie de réflexion, dans lequel on fait rebondir un flash pour obtenir une lumière douce. Ici, la source est directement intégrée au parapluie. Huit barrettes LED fixées sur les baleines éclairent l’intérieur d’une toile blanche de 58 cm, qui renvoie une lumière enveloppante vers le sujet. Le tissu a été choisi avec Stefan Karle, patron du fabricant de modificateurs DoPchoice, qui a suivi le projet dès les premiers prototypes. Un tissu diffuseur fourni se place à l’avant pour une seconde couche de diffusion.

Barrettes LED de l'OrBrella en lumière réfléchie puis retournées vers l'avant
À gauche, les barrettes éclairent la toile. À droite, elles sont retournées pour une lumière directe

La trouvaille se situe au niveau des barrettes LED. Chacune se déclipse de son connecteur USB-C et se retourne pour éclairer directement vers l’avant, ce qui donne plus de puissance et une lumière plus dure. On peut les retourner une par une et mélanger les deux modes. Une seule lampe joue ainsi deux rôles.

Ce fonctionnement n’a d’intérêt que si la lampe reste simple à transporter, et c’est justement l’autre promesse du produit.

Une lampe qui tient dans un sac photo

Repliée, l’OrBrella mesure 34 cm pour 1,3 kg, soit à peu près l’encombrement d’un petit trépied de voyage. Les concepteurs annoncent une installation complète en une quinzaine de secondes. La lampe se fixe sur un pied d’éclairage standard grâce à l’adaptateur fourni.

OrBrella FM 60B repliée tenue à une main à côté d'un trépied
Repliée, l’OrBrella se porte d’une main

L’alimentation passe par un boîtier de contrôle séparé, relié à la lampe par un câble. Il accepte une batterie V-mount, une alimentation USB-C (batterie externe ou chargeur d’ordinateur portable) ou le secteur. Une plaque pour batteries Sony NP-F est en préparation. Sur une V-mount de 99 Wh, CineD annonce environ 1h30 d’autonomie. Le boîtier, doté d’un écran, permet de régler l’intensité, la température de couleur et la correction vert/magenta. Les mêmes réglages sont accessibles depuis l’application SmallRig, avec un appairage par NFC.

Boîtier de contrôle de l'OrBrella et application SmallRig sur smartphone
La lampe se pilote depuis son boîtier ou depuis l’application SmallRig

Cette mobilité vise un usage précis, celui de l’interview tournée en équipe réduite.

Pensée pour l’interview et le portrait

Interview filmée de nuit en extérieur, éclairée par l'OrBrella sur pied
L’OrBrella a d’abord été conçue pour les interviews tournées en solo

La plage de température de couleur va de 2 700 à 6 500 K. Elle permet de s’accorder à une lumière de tungstène comme à la lumière du jour, ce qui compte en intérieur, là où les sources se mélangent souvent.

Portraits éclairés par l'OrBrella à 2 700 K, 4 300 K et 6 500 K
La température de couleur se règle de 2 700 à 6 500 K

La correction vert/magenta aide de son côté à neutraliser les dominantes des éclairages fluorescents. SmallRig annonce aussi un bon rendu des couleurs, avec un IRC de 97 et un TLCI de 98+.

Schéma de la double diffusion de l'OrBrella et valeurs de rendu des couleurs mesurées
La lumière traverse une ou deux couches de diffusion selon la configuration

Le fabricant compare par ailleurs l’OrBrella à sa propre torche COB RA-D60 mini, pour montrer une lumière plus douce sur le visage. Une démonstration qui reste, bien sûr, celle de la marque.

Comparaison d'éclairage entre l'OrBrella FM 60B et la torche SmallRig RA-D60 mini
Comparaison fournie par SmallRig entre l’OrBrella et sa torche RA-D60 mini

Caractéristiques annoncées pour l’OrBrella FM 60B :

Voir aussi

8.9

sur 10

  • puissance : 60 W
  • température de couleur : 2 700 à 6 500 K, avec correction vert/magenta
  • rendu des couleurs annoncé : IRC 97, TLCI 98+
  • diamètre : 58 cm
  • encombrement : 34 cm replié, 68 cm ouvert
  • poids : 1,3 kg
  • mise en place : ouverture en 5 secondes environ, installation complète en une quinzaine de secondes selon les concepteurs
  • alimentation : V-mount, USB-C, secteur (plaque Sony NP-F en préparation)
  • autonomie : environ 1h30 sur une batterie V-mount de 99 Wh
  • pilotage : boîtier à écran, NFC, application SmallRig
  • contenu de la boîte : lampe, tissu diffuseur, boîtier de contrôle, rallonge mini XLR de 1,5 m, câble USB-C de 2 m, adaptateur pour pied d’éclairage
Contenu de la boîte de l'OrBrella FM 60B : lampe, diffuseur, câbles, adaptateur et boîtier
Le contenu de la boîte de l’OrBrella FM 60B

Ces caractéristiques restent toutefois provisoires : elles portent sur un prototype, et des détails peuvent encore changer d’ici la sortie du produit final en janvier prochain. Aucune puissance lumineuse en lux n’a par ailleurs été communiquée, alors qu’une lampe qui fait rebondir sa lumière dans un tissu en perd forcément une partie en route.

Le terme de « crowdfunding » mérite enfin d’être relativisé. SmallRig et CineD ne passent ni par Kickstarter ni par Indiegogo, mais par le site officiel de SmallRig. La page de campagne précise en outre que la production sera lancée quel que soit le résultat de la collecte. Il s’agit donc d’une précommande à prix réduit.

Prix et disponibilité

La campagne court jusqu’au 8 novembre 2026 sur le site de SmallRig. L’OrBrella FM 60B y est proposée à 178,90 €, contre 209,90 € ensuite. Les premières livraisons sont annoncées pour le 20 janvier 2027, avec livraison offerte et garantie d’un an.

À l’heure où nous publions cet article, 234 personnes ont déjà soutenu le projet, pour lequel un objectif de 500 contributeurs a été fixé.

Notre premier avis

L’idée est astucieuse et répond à une vraie contrainte. Une lumière douce sans softbox, avec un montage rapide, peut rendre service aux vidéastes solo comme aux photographes qui font du portrait en déplacement. Il faut toutefois rester lucide sur deux points. Avec 60 W en lumière rebondie, l’OrBrella s’adresse d’abord aux intérieurs, pas à un portrait en plein soleil. Et il faudra attendre les caractéristiques finales, puis un premier test, pour mesurer ce que vaut vraiment ce projet.