"Si rien ne change, nous censurerons": Olivier Faure moins ouvert que jamais au compromis sur le budget

Le premier secrétaire du PS Olivier Faure le 9 mars 2026, à Amiens dans la Somme - Francois LO PRESTI
Pour le Premier secrétaire du PS Olivier Faure, la censure du budget 2027 est toujours une possibilité. Selon lui, le gouvernement fait des concessions à l'extrême droite.
Le Premier secrétaire du parti socialiste Olivier Faure s'est une nouvelle fois montré très peu enclin à un compromis sur le budget ce samedi 26 septembre, quelques jours après la main tendue du Premier ministre Sébastien Lecornu.
"Si rien ne change, nous censurerons" le gouvernement, a assuré le député de Seine-et-Marne dans un entretien à La Tribune Dimanche.
"À l'approche de l'élection présidentielle, le gouvernement se tourne aujourd'hui vers l'extrême droite, en acceptant l'introduction de la préférence nationale dans l'attribution de certaines prestations sociales", a fustigé le candidat à la primaire sociale-démocrate en vue de la présidentielle.
"Pour négocier, il faut être deux"
Il a ajouté au passif du projet de budget présenté par le Premier ministre pour 2027 "la baisse des subventions aux énergies renouvelables ou la réduction de la contribution de la France à l'Union européenne", qui sont aussi des revendications du Rassemblement national.

"Pour négocier, il faut être deux", a-t-il insisté.
Sébastien Lecornu a adressé mardi aux députés et sénateurs PS un courrier les conviant à une rencontre pour "engager" un travail de compromis sur les textes budgétaires qui doivent être présentés jeudi en Conseil des ministres.
"Le compromis de 2026 a été possible parce que chacun a accepté de faire un pas. Je suis prêt à poursuivre cette démarche avec vous, avec la même franchise et la même volonté d'aboutir", avait-il écrit.
Une situation "radicalement" différente de l'année dernière
"L'an dernier, la suspension de la réforme des retraites, le repas à 1 euro pour les étudiants, la hausse de la prime d'activité ou encore le maintien du niveau des retraites et des prestations sociales obtenus lors d'âpres discussions nous ont permis d'amoindrir un budget très dur", a rappelé Olivier Faure.

Les Experts : Budget, faut-il une année blanche ? - 25/09
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À moins de sept mois de la présidentielle, les propositions déjà formulées par le gouvernement "nous place(nt) dans une situation radicalement différente" cette année, a-t-il insisté.
Sans fermer la porte aux discussions, le chef de file des députés PS Boris Vallaud avait déjà estimé mercredi soir qu'il ne "voyait pas la main tendue" dans ce budget "récessif" et que la copie devait être "radicalement corrigée".
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