Shein, Temu... De 50 centimes à 12 euros de « malus » sur les vêtements des plateformes d’ultra fast-fashion
Cette « éco-contribution » pourra être répercutée sur les prix payés par les consommateurs de ces plateformes.
Ajouter L’union sur Google
Temps de lecture: 2 min
Shein, Temu, AliExpress, ou encore les moins connues Boohoo, Fashion Nova ou PrettyLittleThing : les plateformes d’ultra fast-fashion (ou de « mode ultra-éphémère ») restent populaires, malgré l’impact social et environnemental « dévastateur » de cette industrie selon l’Ademe (l’agence publique de la transition écologique), et les récentes polémiques à leur sujet.
Pour réduire l’attrait de ces sites, la loi « anti fast-fashion » du 8 juillet 2026 prévoit qu’à partir de ce 1er septembre 2026, une pénalité soit appliquée à chaque produit qu’ils vendent, et payée par les producteurs textiles eux-mêmes. Elle sera versée à l’éco-organisme Refashion, chargé notamment de gérer la fin de vie des vêtements.
Dans un premier temps, ces « éco-contributions » obligatoires coûteront de 50 centimes à 12 euros. Elles augmenteront progressivement, jusqu’à atteindre en 2030 les 2 € au minimum, et les 19,50 € au maximum. Cependant, elles ne pourront dépasser les 50 % du prix hors taxe du produit, précise Vie publique.
Vous paierez (sans doute) aussi
Sur une catégorie de produits, le montant du malus sera déterminé par « l’étendue de la gamme de produits ou la fréquence des offres » et « l’incitation à réparer les références concernées ».
Plus un site vend de vêtements, et plus ceux-ci sont difficiles à faire réparer (et donc à faire durer), plus il y a de chances que le malus soit imposé. En ce qui concerne l’étendue des gammes, Shein présente jusqu’à 4 700 modèles par jour, dévoile le New York Times. Quand Zara, une enseigne mondiale de fast-fashion, n’en sort que 500… par semaine, selon L’Info durable.
L’arrêté du 24 août précise qu’en 2026, une plateforme d’ultra fast-fashion devra payer au maximum 6 euros de pénalité sur une chemise ou un pull, 9 € sur un jean et 12 € sur une veste. En 2030, ce sera 19,50 € pour ce dernier article. Certes, ce sera à la marque de payer cette « éco-contribution », si l’on s’en tient purement à la loi. Mais rien n’interdit qu’elles puissent répercuter le coût de cette nouvelle taxe sur les consommateurs.
Lire aussi
Une durée de conservation plus longue pour les médicaments ? Des labos participent à une étude
Un avion-cargo d’Amazon sort de piste à Miami et percute des véhicules, cinq morts et plusieurs blessés
Présidentielle : Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste, officialise sa candidature
Juste pour vous
Les plus lus
Deux personnes grièvement blessées dans un accident de la route entre Épernay et Dormans
Un jeune homme a trouvé la mort sur une route du Soissonnais dimanche matin
Par Julien Assailly
L’actualité vue par Chaunu : les lycéens en manque de portable
Par Chaunu
Feu de broussailles et fumée noire dans le ciel de Reims
L’actualité vue par Chaunu : Donald Trump envoie des émissaires pour la paix en Russie et en Ukraine
Par Chaunu
Une voiture percute un poids lourd et fait deux blessés légers sur la D373 dans le Sud-Ouest marnais
Par LS avec JL
À lire aussi
Face à la hausse des tarifs de « La Presqu’île », une aide de 25 euros envisagée pour les seniors de Saint-Dizier
L’entreprise veut se poser comme «Un acteur de référence»
L’essentiel
L’essentiel
Zoom sur les rendez-vous 2020
Repères
Voir plus d’articles