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  • 2026-07-24 18:45:03 +0000 UTC

    Jul 24, 2026

    Selon Sandy Casar, « Paul Seixas a déjà réussi son Tour de France »

    Triple vainqueur d’étape sur le Tour de France (2007, 2009, 2010), le Français Sandy Casar (47 ans) est aujourd’hui ambassadeur du maillot blanc. Pour le sponsor Krys, au volant d’une voiture en course, il fait découvrir aux invités l’envers du peloton.

    L’ancien coureur de la Française des Jeux avait porté la tunique de meilleur jeune (par procuration), sur le Tour 2004, lors de la première épopée en jaune de Thomas Voeckler. Sur cette édition, il avait échoué à quelques minutes de Vladimir Karpets, vainqueur final du classement des moins de 25 ans.

    Riche de onze participations, il nous a livré ce vendredi 24 juillet, avant le départ de Gap, son regard sur la jeune garde très ambitieuse du peloton.

    Il symbolise le coureur de demain. Cependant, il n’a plus la même signification que lorsque je l’ai porté au début des années 2000. C’était vraiment les coureurs d’avenir. Le maillot blanc était dans les dix premiers mais plutôt vers la 10e place.

    Depuis l’ère Pogacar, voire avec Quintana (2013 et 2015), ceux qui jouent le maillot jaune sont très jeunes. C’est devenu le coureur actuel. Les jeunes pensent au maillot blanc mais jouent d’abord le podium. Ils peuvent gagner le Tour ou du moins aller titiller cette performance.

    Selon les éditions, certains maillots distinctifs semblent moins disputés que par le passé…

    On est tombé sur un coureur hors-norme (Tadej Pogacar), qui depuis plusieurs années, même en changeant les règlements, a presque tous les maillots. Il pourrait presque revêtir le maillot vert… C’est une difficulté aujourd’hui pour les autres. Heureusement que Mads Pedersen (en tête du classement par points) a suffisamment d’avance.

    Selon vous, qui a incarné le mieux le maillot blanc ?

    Pogacar, on en revient encore à lui. Il a remporté le classement quatre fois (un record, de 2020 à 2024) tout en gagnant le Tour ou en finissant sur la deuxième marche du podium. Isaac Del Toro (UAE Emirates-XRG) et Paul Seixas (Decathlon CMA CGM), dès leur première participation, ne jouent pas que le maillot blanc.

    Del Toro - Seixas, c’est le match que tout le monde suit ?

    Pogacar a trop d’avance sur Remco (Evenepoel). À part une chute ou une maladie, ce sera compliqué de le détrôner. L’intérêt est devenu cette 3e place. Pour moi, ils sont à égalité. J’ai l’impression que Paul est plus fort que Del Toro en montagne. Mais il a son équipe (UAE) et Pogacar qui peuvent l’aider. C’est inestimable. Il faut voir si, en interne, il va travailler pour lui.

    Paul Seixas est toujours dans la course pour revêtir le maillot blanc à Paris.
    Paul Seixas est toujours dans la course pour revêtir le maillot blanc à Paris.
    YOAN VALAT / EPA/MAXPPP

    Le maillot blanc peut-il être un premier objectif à moyen terme pour Paul Seixas avant de penser au jaune ?

    J’ai envie de dire oui, mais non… Il va peut-être finir sur le podium. Un compétiteur veut toujours plus. Il viendra peut-être pour la victoire l’année prochaine.

    Hormis sa jeunesse, que lui manque-t-il ?

    On voit moins les erreurs de Pogacar que celles de Paul. Il est en découverte. On a l’impression qu’il est déjà expérimenté alors que c’est son premier Tour. Son équipe n’est pas aussi forte qu’UAE, mais ce n’est qu’une question de budget. Tant qu’il y a Pogacar, Evenepoel et Vingegaard, la première difficulté est déjà de les battre. Ça va être une question de réussite. Pogacar est encore une marche au-dessus comme à Liège-Bastogne-Liège, où il est capable de lancer une deuxième accélération que les autres n’ont pas.

    Faites-vous de Seixas un futur vainqueur du Tour ?

    Complètement ! Même si son Tour s’arrête aujourd’hui, il est déjà réussi. Dire qu’il le gagnera cette année ou la prochaine dépendra de la concurrence. Il a de fortes probabilités de pouvoir le faire.

    Que pensez-vous du Tour de Lenny Martinez (2e de l’étape ce vendredi et 3e du maillot blanc), qui n’a que 23 ans ?

    Je trouve qu’il est plus un coureur de course à étapes. Il peut aller gagner des étapes ou le maillot à pois. Même si, cette année, cela se passe bien au général (5e à 13 minutes de Pogacar). Pour grimper sur le podium, il faut être complet de partout. Il est un peu limité en contre-la-montre, ce qui lui fera perdre du temps. Selon moi, pour avoir l’autorisation de sortir dans les échappées, il faut en perdre.

    Sandy Casar lors de son troisième succès d'étape sur la Grande Boucle en 2010.
    Sandy Casar lors de son troisième succès d'étape sur la Grande Boucle en 2010.
    IAN LANGSDON / EPA/MAXPPP
    2026-07-24 18:45:03 +0000 UTC