Sécheresse : quand l'Europe boit la tasse
En France comme dans plusieurs régions européennes la sécheresse est très sévère et très étendue, avec des conséquences déjà concrètes sur les cours d'eau, les sols et localement l'alimentation en eau potable.
Selon l'observatoire Copernicus, la partie ouest de l’Europe a connu le début d'été le plus chaud jamais enregistré, avec une période juin-juillet à un niveau record : vagues de chaleur à répétition, sécheresse généralisée et incendies, alimentés par le réchauffement climatique.
Pour Pierre Brigode nous faisons face à « une situation très sévère et très étendue, en France comme dans plusieurs régions européennes, avec des conséquences déjà concrètes sur les cours d'eau, les sols et localement l'alimentation en eau potable. »
« On vit sans doute un été historique mais malheureusement des records on va continuer d’en battre avec le réchauffement climatique. Depuis 10 ans tous les engagements pris lors des accords de Paris n'ont pas été tenus. »
« Sur l'eau on peut agir directement : on peut mettre des limites aux prélèvements et d’interdire d'augmenter les périmètres irrigués. il faut brider cet usage pour l’irrigation et oser penser l'arrêt du maïs. Aujourd’hui je pratique le « name and shame »
70 % de l’eau douce pompée sert à l’irrigation et à l’élevage. « Dans énormément de régions du monde, le modèle agricole est devenu incompatible avec la ressource disponible. Le rapport de l'ONU de 2026 sur la faillite hydrique dit la même chose sur toutes les zones irriguées au monde.
« L'irrigation consomme 61 % des prélèvements en eau en France sur seulement 3,5 % du territoire ».
Mieux se préparer aux sècheresses c’est réduire les usages inutiles de l’eau et cesser d’en dégrader la qualité, certaines pratiques agricoles et d’aménagement du territoire doivent changer. L'irrigation intensive est d'abord une irrigation du maïs et elle contribue de façon notable aux sécheresses.
Il faut brider cet usage pour l’irrigation et oser penser l'arrêt du maïs.