Saint-Josse mise sous tutelle? Kir accuse Laaouej d’en faire une question personnelle

Ahmed Laaouej, ministre bruxellois des Pouvoirs locaux (PS) / Emir Kir, bourgmestre de Saint-Josse-ten-Noode. © BELGA

Bruxelles

Emir Kir, le bourgmestre ex-socialiste de la commune de Saint-Josse-ten-Noode, a accusé ouvertement jeudi le ministre bruxellois des Pouvoirs locaux, Ahmed Laaouej (PS), de mener une croisade personnelle contre lui-même en se retranchant derrière la menace régionale de mise sous tutelle financière de sa commune.

MDV

Source: BELGA

24 septembre 2026, 13:55

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Au cours des derniers mois, Emir Kir avait déjà reproché à la Région de ne pas traiter sa commune de la même manière que les 18 autres.
Jeudi, il a été un pas plus loin, au micro de BX1, en soutenant y voir une affaire personnelle entre le ministre Laaouej et lui-même.

“Je crois qu’il faut pouvoir analyser les choses froidement, je pense que c’est vraiment personnel. Et je n’aime pas les choses personnelles, je ne suis que le bourgmestre. Derrière il y a les travailleurs, les commerçants, la population”, a-t-il répondu aux questions relatives à l’attitude du ministre de tutelle.

Le bourgmestre de Saint-Josse a par ailleurs affirmé n’avoir eu aucune réponse de la part du ministre au cours des derniers mois, alors que sa commune a réagi à chaque manquement observé dans son budget et reste “prête à travailler”.

“Pour la première fois, en septembre, on a reçu une invitation du ministre de tutelle à une réunion”, a-t-il ajouté.

Un rapprochement avec le MR?

Alors que la Région a émis un premier “avertissement” avant l’été, un deuxième est attendu sous peu. Le gouvernement pourrait décider, à la suite d’un troisième, d’envoyer un commissaire et d’enclencher dans les faits une mise sous tutelle.

Parallèlement, un possible rapprochement d’Emir Kir avec le MR n’a pas échappé aux observateurs. Récemment, le président des libéraux francophones Georges-Louis Bouchez, et le ministre MR de l’Intérieur Bernard Quintin, se sont rendus dans le Quartier Nord, lieu de tension sur le plan de la sécurité et qui où transitent beaucoup de personnes en séjour illégal.

Se disant “prêt à travailler avec toutes les bonnes volontés”, le bourgmestre. a précisé avoir demandé aux deux hommes “de faire pression sur les ministres de la Justice et de l’Asile pour que quand on commet des délits graves, ont soit emprisonné ou dans des centres fermés”.

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