Saccages à interrompre
Les violences urbaines ne vont rien arranger à la crise de confiance que traverse la France sur les marchés financiers. L’économie réelle pourrait être sévèrement touchée si les émeutes se poursuivent. Bien au-delà des dégâts visibles.
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La France n’avait vraiment pas besoin de ça. Pas besoin de ces saccages, incendies et pillages dont les réparations vont se chiffrer en centaines de millions d’euros. Pas besoin surtout d’un nouvel épisode de guérillas urbaines qui paralyse les centres commerciaux des grandes villes. Les commerçants de mode, en France, ont déjà accusé une baisse de 14 % ce week-end alors que personne ne s’attendait à un tel niveau de violence. Qu’en sera-t-il la semaine prochaine ?
Surtout, l’image de la France vient encore de prendre un sévère coup dans le reste du monde. Qui sera assez fou pour investir des millions d’euros dans ce pays où tout semble hors de contrôle ? L’image est déformée, bien sûr, mais elle est omniprésente sur les écrans.
La Bourse de Paris a d’ailleurs naturellement reculé hier. Elle n’était déjà pas en forme. Elle recule sur l’année de 2,37 %, tandis que l’indice européen de référence, le Stoxx 600, est en hausse de 8,87 %. Côté dette publique, le pays s’enfonce toujours. Les taux d’intérêt des bons du Trésor sont à 4,92 %. C’est beaucoup, mais vu la crise de confiance qui mine le pays en interne, le calme des marchés, au fond, est presque admirable.
Il dit d’ailleurs beaucoup de la confiance que le pays devrait garder en lui-même. Les fondamentaux sont bons, c’est la trajectoire qui est dangereuse. Exactement d’ailleurs comme dans la rue. Les Français doivent en prendre conscience. Il est toujours temps de redresser la barre, mais il faut le faire.
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