Ryad accuse les Houthis du Yémen d'avoir mené une attaque dans la ville sainte de à Médine en Arabie saoudite

Ryad, allié du gouvernement yéménite, avait déjà accusé à la mi-septembre les Houthis d'avoir mené une attaque de drone contre La Mecque, ce qu'avaient démenti ces combattants pro-iraniens.

Les Houthis pro-iraniens du Yémen ont attaqué un transformateur électrique dans la ville sainte de Médine en Arabie saoudite, selon la coalition militaire dirigée par Ryad, un acte fermement condamné ce jeudi 1er octobre par plusieurs pays musulmans.

"Ce lâche attentat, visant une infrastructure civile alimentant en électricité la mosquée du prophète à Médine, s'inscrit dans les tentatives de cette milice extrémiste de cibler les deux mosquées saintes et la provocation délibérée de millions de musulmans en s'en prenant à La Mecque et Médine", souligne le communiqué de la coalition publié sur X, précisant que l'attaque s'était produite mardi.

Les Houthis ont rejeté jeudi toute responsabilité dans d'éventuelles attaques contre ces lieux saints, par la voix de Mehdi al-Machat, chef du conseil politique suprême cité par la chaîne Almasirah. La Mecque et Médine, dans l'ouest de l'Arabie saoudite, sont les deux villes les plus sacrées de l'islam. Médine abrite le tombeau du prophète Mahomet.

"Violation flagrante", "acte haineux"

Le gouvernement yéménite, soutenu par Ryad et reconnu par la communauté internationale, a dénoncé "une violation flagrante de la souveraineté du Royaume d'Arabie saoudite et du caractère sacré de Médine, ainsi qu'une provocation délibérée à l'égard des musulmans du monde entier".

Le Yémen "considère la milice terroriste houthie et le régime iranien qui la soutient entièrement responsables de cette attaque", a écrit le ministère yéménite des Affaires étrangères sur X. L'attaque a soulevé une vague de condamnations dans la région.

"Le Qatar considère cet acte comme une grave atteinte au caractère sacré des lieux saints de l'islam, une provocation manifeste des sentiments des musulmans, un mépris inacceptable pour les vies civiles, une violation flagrante de la souveraineté de l'Arabie saoudite et une transgression évidente du droit international", a dénoncé le ministère des Affaires étrangères de l'émirat.

Pour la Ligue arabe, "cette attaque suscite la colère des musulmans du monde entier et traduit une dangereuse escalade de la part de la milice houthie", a indiqué l'organisation dans un communiqué. La mosquée Al-Azhar du Caire, siège de la plus haute autorité de l'islam sunnite, a également exprimé son "rejet catégorique" de cette attaque "qui menace la sécurité de la Cité du Messager d'Allah (paix soit sur lui) et la met en danger".

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Le Soudan a dénoncé un "acte haineux". "Nous condamnons fermement l'attaque des Houthis contre les infrastructures civiles" à Médine, a réagi pour sa part le ministère turc des affaires étrangères dans un communiqué jeudi, réaffirmant son soutien à son allié saoudien.

"Ces attaques provocatrices, qui menacent la souveraineté et la sécurité de l'Arabie saoudite et visent les valeurs sacrées du monde islamique, doivent cesser immédiatement et sans condition". La Turquie, le Pakistan et l'Arabie Saoudite sont liés par un pacte de défense mutuelle, signé en août à la Mecque. Malgré cet accord, Islamabad et Ankara n'ont jusqu'à présent pas riposté aux frappes des Houthis yéménites contre l'Arabie saoudite.

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