Andy Burnham croit parler à la cheffe de cabinet de Trump, c’était un piège
20 Minutes avec AFP
Publié le 17/08/2026 à 19h36 • Mis à jour le 17/08/2026 à 19h36
Voilà comment bien commencer un mandat ! A peine un mois après son arrivée à Downing Street, Andy Burnham se retrouve confronté à une affaire de sécurité impliquant une personne qui aurait usurpé l’identité de Susie Wiles, la cheffe de cabinet de Donald Trump. Plusieurs médias britanniques ont rapporté lundi que le nouveau Premier ministre avait échangé des messages avec cet interlocuteur avant de commencer à douter de son identité.
Selon Politico, Andy Burnham aurait envoyé « plusieurs messages » par un canal de communication qui n’a pas été précisé, pensant s’adresser directement à Susie Wiles. Le contenu et la date de ces échanges restent inconnus. L’affaire a toutefois été jugée suffisamment préoccupante pour que l’ambassade britannique à Washington l’évoque avec la Maison-Blanche, selon deux sources anonymes citées par le média.
Aucun commentaire du 10 Downing Street
Downing Street n’a ni confirmé ni démenti ces échanges. « Nous ne commentons pas les questions liées à la sécurité nationale », a déclaré un porte-parole du gouvernement britannique. Andy Burnham, qui a succédé à Keir Starmer le 20 juillet, prend ainsi ses fonctions dans un contexte où les tentatives d’usurpation visant de hauts responsables politiques ont déjà provoqué plusieurs alertes.
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Susie Wiles avait elle-même été visée par des tentatives de piratage de son téléphone, selon des informations révélées en mai 2025 par le Wall Street Journal et la BBC, qui avaient fait état d’une enquête du FBI. En 2024, David Cameron, alors ministre britannique des Affaires étrangères, avait aussi été piégé par une personne se présentant comme l’ancien président ukrainien Petro Porochenko. Le Foreign Office avait rendu publique la vidéo de l’appel pour prévenir toute manipulation par les auteurs de l’opération, jugés « clairement russes ».