REPORTAGE. Céline Dion : "Je vais l’attendre jusqu’à 2 h du matin" Karaoké géant, foule de fans, comment Paris vibre déjà pour la star québécoise
l'essentiel La capitale est traversée de toutes parts par les fans et les événements en rapport avec la série historique de concerts donnée par Céline Dion, à partir du samedi 12 septembre 2026. Du Royal Monceau au karaoké géant de la Ville de Paris, en passant par les Galeries Lafayette, l’image de la star québecoise se déploie partout.
"Elle a quitté les lieux il y a quelques minutes seulement !" Loan, coiffeur de 27 ans venu d’Alsace, n’est pas encore redescendu de son petit nuage. En ce début d’après-midi du mercredi 9 septembre 2026, il vient d’apercevoir son idole, Céline Dion, à la sortie du palace du Royal Monceau (8e arrondissement de Paris). "Elle est partie pour répéter, elle ne reviendra pas avant la nuit, anticipe le jeune homme, assis sur un tabouret pliable, adossé à une barrière de sécurité. Je vais rester ici à l’attendre jusqu’à 2 h du matin…"
Des scènes de ce genre se produisent tous les jours depuis fin août et l’arrivée de Céline Dion dans le palace parisien. La chanteuse québécoise à la renommée internationale y a posé ses valises et n’en partira pas avant courant octobre afin d’assurer sa série historique de seize concerts à la Plenitude Arena (ex-Paris-La Défense Arena), dans la commune voisine de Nanterre (Hauts-de-Seine). À l’approche du premier show prévu samedi 12 septembre à 20 h, les abords du Royal Monceau sont donc devenus l’épicentre du séisme Céline à Paris.
Des floppées d'adorateurs, de badauds et d’inconnus s’y mêlent, de jour comme de nuit, tous attirés par la sortie du palace empruntée quotidiennement par Céline Dion, dans l’espoir d’apercevoir leur idole, de chanter, voire d’échanger avec elle. "Mais, ce qui est aussi très sympa ici, c’est qu’on apprend vraiment à se connaître entre fans, en discutant ensemble pendant les temps d'attente", relève Tamatea, venue quant à elle tout droit de Tahiti pour participer à cette période historique pour tous les suiveurs de la star.
Évidemment, Céline Dion reste le principal sujet de conversations entre ces fans issus de tout Paris, des quatre coins de la France, voire de l’autre bout du monde. Les uns et les autres se racontent leurs concerts préférés et, à ce petit jeu, Vanessa, quinquagénaire originaire de la région de Nice, peut épater la galerie : "Je suis une folle de Céline. Depuis le courant des années 1990, je l’ai vue environ 200 fois sur scène. Et, cette fois, j’ai pris des places pour plusieurs de ses dates de ces mois de septembre et octobre."
"Ce karaoké, un bon compromis pour nous"
La ferveur à l’approche des concerts de Céline Dion s’étend largement au-delà des abords du palace et se sent à travers toute la capitale. Comme au troisième étage des célèbres Galeries Lafayette (9e arrondissement), où un rayon éphémère à l’effigie de la chanteuse est installé du 3 septembre au 5 octobre. "Je n’ai pas réussi à obtenir de place pour l’un des shows, donc je m’y suis acheté un T-shirt édition limitée pour me consoler", s’y contente Sarah, fleuriste de 36 ans venue au cours de sa pause déjeuner du mercredi 9 septembre.
Les fans de Céline sans ticket participent tout de même aussi à l’effervescence. Ils ont ainsi pris part en nombre aux karaokés organisés dans la capitale et sa région, comme ceux dans la salle mythique du cinéma Le Grand Rex (2e arrondissement) et celui proposé par la Ville de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), mercredi 9 et jeudi 10 septembre. Selon les organisateurs, près de 10 000 participants se sont joints aux sessions dirigées par la municipalité parisienne, place de la Bataille-de-Stalingrad (19e arrondissement), vendredi 11 septembre.
"Participer à ce karaoké, c’était un bon compromis pour nous, qui n’avons pas de places pour aller au concert !", se satisfont Béatrice et Florence, deux amies retraitées venues de banlieue, au courant de l’après-midi. À deux pas d’elles se trouvent Jennyfer, fonctionnaire de 33 ans, elle aussi sans ticket : "Je connais tout Céline, je n’ai jamais eu la chance de la voir en concert et donc je suis venue ici pour m’amuser à fond en chantant ses chansons."
La foule, à majorité féminine, mêle les générations. Tous entonnent les tubes de la chanteuse, à commencer par "Pour que tu m'aimes encore". Grâce à une application, les meilleurs sont invités sur scène pour performer. Magali et Elsa, une mère et sa fille de 11 ans, ont savouré cette expérience : "On s’est donnés à fond !" Toutes deux espèrent désormais gagner les places pour un des concerts mises en jeu par la municipalité, et rejoindre ainsi les centaines de milliers de spectateurs prêts à vivre cette extraordinaire série de concerts.