Rentrée scolaire : les changements majeurs attendus en Fédération Wallonie-Bruxelles

La rentrée des classes 2026-2027, qui a lieu ce lundi 24 août en Fédération Wallonie-Bruxelles, voit toute une série de nouvelles mesures et décisions politiques concernant l’école entrer en application. Voici les principales.

Deux heures en plus pour les profs du secondaire supérieur

C’est l’une des mesures les plus contestées du décret programme approuvé en juin dernier : les enseignants du secondaire supérieur voient leur charge horaire « face classe » passer de 20 à 22 périodes hebdomadaires, sans compensation salariale.

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Ces heures de cours en plus pour les uns signifient des heures en moins pour les autres, à savoir les enseignants non statutaires. Ceux-ci vont en conséquence devoir chercher à compléter leur horaire dans d’autres écoles, ou dans le degré inférieur du secondaire.

Face à la contestation et aux craintes de pertes de charges, le gouvernement a complété sa réforme par une série de mesures temporaires d’accompagnement pour en limiter les effets trop négatifs. Leur efficacité se mesurera dans les semaines et mois à venir sur le terrain.

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Des DPPR rabotées, un régime maladie moins généreux

Le plan d’économie adopté en juin dernier prévoit aussi un resserrement du dispositif de fin de carrière pour les profs (appelé DPPR dans le jargon) ainsi qu’un régime de congés maladie moins généreux. Ainsi, après épuisement de leur « pot » de jours maladie où ils sont payés à 100 %, les enseignants malades ne percevront plus dorénavant que 60 % de leur salaire.

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La « gratuité scolaire » étendue, mais avec moins de moyens

Appliquée jusqu’à présent jusqu’en troisième primaire, la distribution gratuite des fournitures scolaires de base par les écoles sera étendue jusqu’à la cinquième primaire lors de cette rentrée (et à la sixième primaire l’année prochaine). Le gouvernement a toutefois décidé de supprimer l’enveloppe budgétaire qui était spécifiquement dédiée aux écoles pour financer cette distribution. Celles-ci devront en conséquence la financer sur leur dotation globale de fonctionnement (qui ne sera pas augmentée à due concurrence).

La même logique prévaut pour les repas gratuits qui étaient jusqu’ici distribués dans les écoles à public défavorisé. Les établissements qui le souhaitent pourront maintenir ces repas gratuits, mais avec moins de moyens pour ce faire.

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Accompagnement personnalisé renforcé en primaire

A partir de cette rentrée, l’horaire hebdomadaire des élèves devra comprendre au minimum trois périodes d’accompagnement personnalisé en première et deuxième primaires, au moins deux périodes en troisième et quatrième années (plus une période supplémentaire soit en troisième, soit en quatrième), et deux périodes en cinquième et sixième primaires.

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Un nouveau test en quatrième primaire

Cette rentrée sera marquée par la mise en place d’une nouvelle évaluation externe. Baptisé CLE (pour « Calculer, Lire, Ecrire »), ce test-diagnostic sera soumis à tous les élèves de quatrième primaire.

Contrairement aux épreuves du type CEB, CE1D ou CESS, le test CLE sera non certificatif. Il doit servir à mesurer la maîtrise par chaque élève des savoirs fondamentaux à l’issue des trois premières années du primaire. Objectif : détecter rapidement les éventuelles lacunes et y apporter des réponses pédagogiques adaptées.

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Le seuil de réussite du CEB, CE1D et CESS relevé à 60 %

En juin prochain, le seuil de réussite des épreuves certificatives externes que sont le CEB (organisé en fin de sixième primaire), le CE1D (en fin de deuxième secondaire) et le CESS (à l’issue de la sixième secondaire) sera relevé à 60 %, contre 50 % jusqu’à présent.

Pour réussir leur CEB, les élèves devront obtenir au moins 50 % dans chacune des matières évaluées au CEB (français, mathématiques et éveil) mais atteindre une moyenne globale de 60 %. Pour le CE1D et le CESS, les élèves devront obtenir un minimum de 60 % dans chacune des matières évaluées.

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Le tronc commun arrive en première secondaire

Après les maternelles, puis les primaires, le nouveau tronc commun arrive cette année en première secondaire. La majorité MR-Engagés a toutefois décidé d’adapter quelque peu son organisation par rapport aux plans initiaux tracés par le Pacte pour un enseignement d’excellence.

Cette première année du cycle secondaire comptera ainsi six périodes de français-langues anciennes, cinq de mathématiques (soit une de plus qu’initialement prévu), quatre de langues, trois de sciences, quatre d’histoire-géo, ainsi que deux périodes dévolues au numérique et une à la FMTT (Formation Manuelle, Technique et Technologique). Chaque élève bénéficiera en outre de deux périodes d’accompagnement personnalisé pour être aidé dans sa transition du primaire vers le secondaire.

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Une meilleure lutte contre le décrochage scolaire

De nouvelles mesures visent à améliorer la lutte contre le décrochage scolaire. L’objectif est d’intervenir plus rapidement auprès des élèves concernés pour les raccrocher plus vite à l’école. Ceux-ci feront l’objet d’un meilleur suivi. Le rôle de chaque intervenant est désormais plus clair afin de mieux coordonner leurs interventions. De nouveaux outils de vérification des présences en classe sont également prévus.

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Fin des signes convictionnels pour le personnel des écoles officielles

A compter de cette rentrée, des règles de neutralité plus strictes s’appliqueront pour le personnel scolaire des écoles officielles. Le port de signes convictionnels leur sera désormais interdit.

Sont concernés les enseignants, les membres de directions, les éducateurs, les stagiaires, le personnel administratif, mais aussi les ouvriers, le personnel d’entretien, les cuisiniers, les professionnels des centres psycho-médicaux-sociaux (PMS), le personnel des internats et des centres de plein air. Une exception est toutefois prévue pour les professeurs de religion et de morale.

Concrètement, le port visible d’un voile, d’une croix, d’une étoile de David sera interdit. Il en sera de même pour tout vêtement ou accessoire (t-shirt, pin’s, etc.) renvoyant vers une conviction politique ou philosophique.