Real Madrid : comment Rodri est devenu la priorité de Florentino Pérez - Sport.fr
Onze mois de refus catégorique. Puis un Mondial, un trophée individuel, et un revirement complet au sommet du club merengue. Le dossier est désormais ouvert — mais il n’est pas encore mûr.
Il y a des dossiers qu’on croit enterrés et qui ressurgissent d’un coup. Celui de Rodri en fait partie, et le déclencheur porte un nom : la Coupe du monde 2026.
Élu meilleur joueur du tournoi, le milieu de Manchester City est sorti de l’été avec un statut retrouvé. Suffisant pour faire basculer une position que le Real Madrid tenait fermement depuis presque un an.
Selon AS, les dirigeants madrilènes ont opposé un « non catégorique » pendant onze mois. Ce non s’est transformé en « oui » — sous réserve d’un accord raisonnable sur le coût de l’opération.
Trois raisons pour un revirement
La première tient à l’état physique du joueur. Le Real s’est convaincu que le niveau affiché durant le Mondial ne laissait plus place au doute : Rodri a retrouvé la forme qui lui avait valu le Ballon d’Or 2024. Sa saison en club avait été plus discrète, ses pépins physiques inquiétaient en interne. Le tournoi a balayé ces réserves.
La deuxième relève de l’adhésion populaire. Certains socios traînaient des réticences liées à son passé mancunien, City ayant été l’un des grands rivaux européens de la Maison Blanche ces dernières années. La détermination affichée par le joueur à rejoindre Madrid a dissipé ces doutes.
La troisième, enfin, est la plus pragmatique : Rodri veut revenir en Liga. Ça compte toujours, dans ce genre de négociation.
Un premier contact, un plafond fixé
Cette semaine, le Real Madrid a franchi une étape. Selon Fabrizio Romano, le club a approché Manchester City pour établir les premiers contacts et lancer officiellement l’opération. Florentino Pérez, longtemps réfractaire, a donné son feu vert.
Mais les Merengues ont posé une limite claire : pas plus de 50 millions d’euros pour un joueur de 30 ans à un an de la fin de son contrat. Une position défendable économiquement, nettement moins facile à faire accepter à Manchester.
Le PSG, également positionné sur ce dossier, observe la manœuvre de loin.
Diomandé d’abord, Rodri ensuite
Coup de frein, cependant. Le dossier a été mis en attente ces dernières heures, le temps de boucler l’arrivée de Yan Diomandé — une opération estimée autour de 135 millions d’euros, dont l’accord contractuel avec le joueur est complet et définitif. Quelques divergences sur une clause ont retardé la signature.
La priorité madrilène est de voir l’international ivoirien s’entraîner sous les ordres de José Mourinho au plus vite. Rodri attendra.
Le club travaille en parallèle sur plusieurs départs, indispensables pour alléger la masse salariale avant d’envisager un nouveau gros investissement. Cucurella, Konaté, Dumfries, Bernardo Silva : le mercato madrilène a déjà été copieux.
Reste que le temps joue contre tout le monde. Le marché ferme début septembre. Et à ce rythme, le feuilleton pourrait bien se conclure dans les toutes dernières heures.