Quels sont les bienfaits du basilic ?
Quelques feuilles suffisent à changer complètement un plat. Frais, légèrement poivré et très parfumé, le basilic s’invite volontiers dans les recettes méditerranéennes comme asiatiques. Mais derrière son rôle d’aromate se cache aussi une composition nutritionnelle intéressante. Antioxydants, vitamines, minéraux et propriétés digestives : cette plante possède plusieurs atouts pour la santé. À condition, toutefois, de garder en tête qu’elle est généralement consommée en petites quantités et qu’elle ne peut, à elle seule, transformer l’équilibre d’une alimentation.
Le basilic, bien plus qu’une simple herbe aromatique
Connu sous le nom scientifique Ocimum basilicum, le basilic appartient à la famille des Lamiacées. Originaire d’Asie et largement diffusé autour du bassin méditerranéen, il s’est imposé au fil du temps dans de très nombreuses cuisines. On en compte aujourd’hui une grande variété : basilic génois, thaï, citronné, pourpre ou encore basilic sacré, aussi appelé tulsi.
Sur le plan nutritionnel, ses feuilles sont particulièrement riches en eau et très peu caloriques, avec environ 34,8 kcal pour 100 grammes. Elles renferment également du calcium, du fer, du magnésium, du potassium et du bêta-carotène, ainsi que plusieurs vitamines, notamment C, B9 et K. Des teneurs intéressantes sur le papier, même si les quantités réellement consommées restent bien inférieures à 100 grammes. Le basilic doit donc plutôt être considéré comme un petit plus nutritionnel venant compléter une alimentation variée.
Des antioxydants pour aider à protéger les cellules
Le basilic tire une bonne partie de son intérêt de sa richesse en composés antioxydants. Ses feuilles contiennent notamment de l’acide rosmarinique et différents flavonoïdes, auxquels s’ajoutent le bêta-carotène et la vitamine C. Tous participent, à différents niveaux, à la protection des cellules contre les effets du stress oxydatif.
Ce phénomène naturel apparaît lorsque la production de radicaux libres devient trop importante par rapport aux capacités de défense de l’organisme. À long terme, ce déséquilibre peut favoriser le vieillissement cellulaire et est associé à plusieurs maladies chroniques. Aucun aliment ne suffit évidemment à lui seul à contrer ce mécanisme, mais une alimentation riche en végétaux, herbes aromatiques et épices contribue à renforcer les apports en antioxydants. Dans cette logique, ajouter régulièrement du basilic à ses repas est un geste intéressant.
Une aide appréciée pour mieux digérer
C’est sans doute l’un de ses usages traditionnels les plus connus. Le basilic est depuis longtemps associé au confort digestif et peut être utilisé pour accompagner les repas un peu plus lourds. Il est notamment réputé pour aider à limiter les ballonnements, les gaz intestinaux, les sensations de lourdeur ou encore certains spasmes digestifs.
Il est aussi traditionnellement employé en cas de nausées légères ou de manque d’appétit. Sa consommation sous forme d’infusion est particulièrement courante : quelques feuilles fraîches ou séchées, laissées cinq à dix minutes dans de l’eau chaude, permettent d’obtenir une tisane douce et aromatique. Prise après le déjeuner ou le dîner, elle peut constituer un geste agréable pour terminer le repas tout en favorisant une digestion plus confortable.
Vitamine K, fer et calcium : des apports intéressants
Parmi les nutriments présents dans le basilic, la vitamine K occupe une place particulière. Elle joue un rôle essentiel dans le mécanisme normal de coagulation du sang et participe également au maintien de la santé osseuse. Les feuilles contiennent par ailleurs du calcium et du phosphore, deux minéraux directement impliqués dans la solidité des os et des dents.
Le basilic fournit également du fer, indispensable à la fabrication de l’hémoglobine et au transport de l’oxygène dans le sang, ainsi que du magnésium et du potassium. Là encore, mieux vaut relativiser : quelques feuilles déposées sur une assiette ne suffisent pas à couvrir les besoins quotidiens. En revanche, leur ajout régulier participe à la diversité nutritionnelle d’un repas, tout en permettant de donner davantage de goût sans forcément augmenter le sel ou les matières grasses.
Le basilic sacré, une variété associée à la relaxation
Toutes les variétés de basilic n’ont pas exactement les mêmes usages. Le basilic sacré, ou tulsi, occupe notamment une place importante dans certaines traditions asiatiques. Il est souvent présenté comme une plante adaptogène, un terme utilisé pour désigner les végétaux susceptibles d’aider l’organisme à mieux s’adapter aux différentes formes de stress.
En infusion, le basilic est aussi apprécié pour son caractère apaisant. Consommé dans l’après-midi ou en début de soirée, il peut accompagner un moment de détente et s’intégrer à une routine propice au calme. Certaines personnes le boivent également avant le coucher. Il ne faut toutefois pas lui prêter des effets excessifs : le basilic ne remplace ni une bonne hygiène de sommeil ni une prise en charge adaptée lorsque le stress ou les troubles du sommeil deviennent persistants.
Frais, séché ou en infusion : comment le consommer ?
En cuisine, le basilic frais reste sans doute la façon la plus simple et la plus gourmande d’en profiter. Pour préserver au mieux son parfum, mieux vaut éviter une cuisson trop longue et ajouter les feuilles en fin de préparation. Elles se marient facilement aux pâtes, aux légumes, aux salades, aux œufs, aux poissons ou aux sauces, à commencer par le classique pesto.
Le basilic peut également être consommé séché, même si son arôme est alors moins intense, ou sous forme de tisane. Pour le conserver plus longtemps, les feuilles peuvent être congelées, entières ou hachées avec un peu d’huile d’olive. Frais, on choisira de préférence des feuilles bien vertes, fermes, sans taches ni parties flétries.
Quelques précautions à connaître
Utilisé comme simple aromate dans l’alimentation, le basilic ne présente généralement pas de problème particulier. Sa richesse en vitamine K impose néanmoins une certaine vigilance chez les personnes prenant des médicaments anticoagulants, qui doivent maintenir des apports relativement stables en cette vitamine et peuvent demander conseil à leur médecin.
Les précautions sont surtout nécessaires avec les formes concentrées, notamment les huiles essentielles et certains compléments alimentaires. Leur composition et leurs dosages n’ont rien à voir avec quelques feuilles déposées dans une assiette. Les femmes enceintes ou allaitantes, les jeunes enfants et les personnes suivant un traitement médical devraient ainsi demander l’avis d’un professionnel de santé avant de les utiliser.