"Ce soir, on n'avait rien à foutre là" : les réactions après la 6ème journée de Pro D2

De la déception de Jacques Delmas avec Narbonne à la satisfaction des Dromois, voici le tour des premières réactions après la sixième journée de Pro D2.

Ce soir, on n'avait rien à foutre là

  • Jacques Delmas, manager de Narbonne

"On est tombé sur bien meilleur que nous. Ça, de toute façon, on le savait. Mais le rugby, c'est une chose. Le caractère, ça en est une autre. On est une équipe qui n'en a pas, on l'a vu ce soir. Après, on peut tout expliquer. On doit jouer au rugby, on ne joue pas. On manque tous les plaquages de la terre. Et il n'y a aucune révolte ! Je ne vais pas revenir sur l'homme qui nous a sifflé... Mais quand tu prends 52 points, tu n'as qu'une chose à faire, c'est la fermer. À un moment donné, on a ce qu'on mérite. Et aujourd'hui, on ne méritait rien ! Ce soir, on n'était pas invités. On n'avait rien à foutre là."

Ce n'est pas la catastrophe

  • Xavier Péméja, manager de Nevers

"En deuxième mi-temps nous sommes à deux doigts de pouvoir gagner le match. On nous refuse un essai sur une situation qui arrive plein de fois par week-end mais cela nous est tombé dessus. C'est le règlement. J'aurais aimé que l'arbitre demande également la vidéo sur un essai niçois juste avant suite à un maul ou deux joueurs se détachent devant le porteur. Après, les premiers fautifs c'est nous. Surtout vu notre première mi-temps. C'était trop facile pour Nice. C'était suicidaire mais il fallait tenter la relance pour le bonus défensif en fin de match même si cela ne nous a pas réussi. Je suis déçu car nous avons presque fait une semaine de préparation idéale. Maintenant, nous sommes à moins 4 au britannique, ce n'est pas la catastrophe. Par contre si nous perdons pour la venue d'Agen la semaine prochaine cela sera problématique."

On a été beaucoup trop friables sur les ballons portés

  • Vincent Etcheto, manager de Dax

"Au niveau du score, c'est lourd, mais je trouve ce revers un peu moins inquiétant que les précédents parce qu'on s'est accrochés jusqu'au bout. On savait que le premier quart d'heure serait difficile, mais on a encaissé des points trop facilement. On a été beaucoup trop friables sur les ballons portés, avec trois essais concédés dans ce secteur. On a également perdu énormément de ballons dans les rucks, où nous n'avons pas été assez durs ni assez précis. C'est frustrant parce que, lorsqu'on a le ballon, on est capables de produire des choses intéressantes. Défensivement, on a réussi à contrer leur organisation, mais on a été trop faibles près des zones de marque. On sentait pourtant que cette équipe agenaise doutait et que le match pouvait basculer. On n'a pas su en profiter. Je retiens malgré tout qu'on n'a rien lâché. On doit maintenant retrouver davantage de mordant et de précision à l'extérieur. Je ne suis pas inquiet, mais il faut progresser."

Comptablement on voulait faire un grand truc

  • Scott Newlands, entraîneur du VRDR

"Il y a encore pas mal de choses à corriger mais comptablement on voulait faire un grand truc, donc on est satisfaits. Malgré les 7 essais, on n’est pas forcément satisfaits du jeu offensif. Un match référence ? On a aussi fait un gros match contre Provence, sans gagner derrière. On a fait un bon match, mais nous devons encore améliorer des choses. On aurait voulu laisser moins d’opportunités à l’adversaire par manque de concentration, on n’aurait pas dû concéder trois essais lors de ce match. On a dit aux joueurs de profiter de la victoire".

Se satisfaire de ce point serait faire un aveu de faiblesse

  • Alexandre Ruiz, manager de Soyaux-Angoulême

"On ne peut pas se satisfaire du bonus défensif. On joue le match pour le gagner, mais on n'a pas joué 80 minutes pour gagner. En face, il y a eu une équipe qui était très dense, qui a joué son rugby et qui a performé. Aujourd'hui, se satisfaire de ce point serait faire un aveu de faiblesse ou se comporter en petit mec. Il faut assumer collectivement la défaite, à commencer par moi. On a mis trop de temps à dominer les contacts et les collisions pour jouer dans l'avancée. Mais il faut constater qu'aucun joueur ne s'est échappé face à la densité adverse."