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  • 2026-08-06 05:01:05 +0000 UTC

    Aug 06, 2026

    “Essayer d'accrocher une sixième place” : à Biarritz, l’heure de vérité

    Saga Biarritz (1/5). Après deux saisons plutôt décevantes, le Biarritz olympique, débarrassé de ses problèmes administratifs, espère bien jouer les premiers rôles dans la division. C’est en tout cas l'objectif qui a été fixé par la direction…

    C’est dans un certain calme et un anonymat auxquels il n’était finalement plus habitué que le Biarritz olympique a traversé cet été 2026. Souvent épinglé par le gendarme financier, quitte à jouer sa survie quand les autres clubs sont en vacances, Biarritz a vécu, ces dernières années, des vacances loin d’être reposantes, mais cette fois, le club rouge et blanc va s’avancer sur la ligne de départ de ce championnat sans points en moins, ni tracas apparents. « Le club est “clean” grâce à la direction, salue l’entraîneur principal Boris Bouhraoua. Quand tu avances dans le projet, tu veux valider des choses. Nous ne sommes pas champions du monde aux yeux de tous. Nous sommes même, peut-être, des petits, mais aujourd’hui, je veux voir le positif. Nous avons un club qui revit avec de belles affluences à Aguiléra, une formation qui marche bien, avec douze joueurs du centre de formation qui ont joué et un très bon classement au niveau des JIFF. Oui, nous avons fini 10e (2026) et 9e (2025), mais nous avions des points en moins. Nous avons montré beaucoup de vertus positives, nous avons été forts mentalement. »

    Arrosteguy : "Aujourd’hui, il n’y a plus d’excuses"

    Ceci étant dit, le Biarritz olympique serait désormais bien inspiré de retrouver les sommets du championnat, sous peine de s’installer pour de bon dans le ventre mou de la division. En ce sens, si les dirigeants n’ont pas dépensé à outrance, ils ont toutefois donné plus de moyens au staff pour performer. « L’an dernier, dans un souci de vigilance financière, on a coupé de nombreux coûts sur le sportif et l'extrasportif », rappelle Arrosteguy. Ses joueurs n’étaient, par exemple, partis en stage que deux petits jours à Bidarray et aucun joker n’avait pu être recruté avant le mois de mars. Cette fois, les Basques ont pu se rendre pendant une semaine à Saint-Lary, une préparatrice mentale a été (ré)intégrée et la direction se garde une enveloppe financière pour éventuellement prendre deux joueurs supplémentaires en cours de championnat.

    Dès lors ? On dit souvent qu’il faut trois ans à un entraîneur pour construire une équipe, et à ce titre, Boris Bouhraoua et son staff seront attendus au tournant cette saison. Dans les couloirs d’Aguiléra, la direction a fixé un objectif clair : la qualification. « On veut avoir une équipe plus performante pour viser le haut du tableau et essayer d'accrocher une sixième place. Notre actionnaire est plus que jamais derrière nous et nous ambitionnons une belle saison. Aujourd’hui, il n’y a plus d’excuses. Il n’y a plus de problèmes extrasportifs », souffle le président Cyril Arrosteguy. Sur le papier, l’équipe semble séduisante, mais elle l’était tout autant les années passées, sans pour autant parvenir à performer. Alors ? « Je vais être dur sur la volonté d’être constant et régulier, promet Bouhraoua. Il faut arriver à évoluer sur le projet. Je veux que tout ce qu’on a traversé nous rende encore plus solides mentalement, que la cohésion d’équipe soit exacerbée. »

    Deux nouveaux membres dans le staff

    Pour mener à bien sa barque, le technicien, qui a prolongé en cours de saison dernière son contrat jusqu’en 2029, a décidé d’opérer des changements dans son staff. En premier lieu, il a recruté le préparateur physique Thomas Drouin, qui officiait jusque-là au Stade français Paris. « Il y a passé plus de six ans, souligne Bouhraoua. Il n’était pas au premier plan, mais il portait les idées, faisait le taf d’un numéro un, dans l’ombre. » Ensuite, le manager, après de longues semaines de réflexion, a jeté son dévolu sur Stéphane Prosper pour remplacer Sébastien Buada et aider une attaque basque parfois sans solution. « Je l’ai choisi et j’en suis plutôt fier, sourit l’entraîneur principal. Je sais qu’humainement, ça va matcher avec l’ensemble du staff. En plus, Stéphane connaît le Pro D2 par cœur. J’ai envie qu’on ait un rugby plus en lecture, avec plus d’offloads, pour avoir une attaque plus dense, variée. » Afin de permettre au BO de rejouer les premiers rôles dans la division ?

    La fiche

    Président de la SASP : Cyril Arrosteguy
    Directeur général délégué : Louis de Baudus
    Directeur du centre de formation : Philippe Bidabé
    Président de l’association : Vincent Azoulay
    Secrétaire général de l’association : Vincent Palau
    Trésorier de l’association :  René Thévenot

    Budget de la SASP : 12,5 millions d’euros
    Principaux partenaires : Cabinet et Agence Louis Berecochea, Ville de Biarritz, Pene Peinture, Pays basque Couleurs, Belha Collection
    Équipementier : Joma
    Contrats professionnels : 40
    Contrats espoirs : 9
    Stagiaires centre de formation : 30

    Manager : Boris Bouhraoua
    Entraîneurs : Rémi Bonfils, Jérôme Filitoga-Taofifenua, Stéphane Prosper
    Préparateurs physiques : Frédéric Ouarabah, Antoine Cazot, Jules Gubert, Thomas Drouin
    Analystes vidéo : Matthieu Boisrond, Hughes Lhomet
    Intendants : Christian Harcot, Christian Floch
    Médecin : Guillaume Zunzarren
    Kinés : Joan Ascaso, Bixente Feuillade
    Entraîneurs des espoirs : Yohann Artru, Elvis Levi

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