Primaire de la gauche : Raphaël Glucksmann élu candidat à la présidentielle dès le premier tour

Raphaël Glucksmann a été élu candidat à la présidentielle de la gauche sociale-démocrate dès le premier tour, le 11 octobre 2026.

Raphaël Glucksmann a été élu candidat à la présidentielle de la gauche sociale-démocrate dès le premier tour, le 11 octobre 2026. DANIEL PERRON / HANS LUCAS VIA AFP

Pour aller plus loin

Raphaël Glucksmann est arrivé en tête de la primaire sociale-démocrate, selon les résultats publiés ce dimanche 11 octobre. Il est élu dès le premier tour avec 66,13 % sur un peu plus de 120 000 votants, laissant loin derrière le premier secrétaire du PS Olivier Faure, qui n’obtient que 14,48 % des voix.

« La démocratie a parlé et le résultat est sans appel (...) je suis le candidat de la gauche démocratique » qui « pourra battre l’extrême droite », a-t-il affirmé lors d’une allocution devant la presse. Il s’est désigné également comme le candidat « de la rupture avec le macronisme » et « de la rupture avec l’hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche ». Auparavant sur X il avait jugé que ce résultat disait « quelque chose de puissant : une gauche fidèle à ses valeurs peut rassembler, gouverner et gagner ». Mais « nous ne sommes pas là pour gagner une querelle à gauche. Nous sommes là pour gagner l’élection présidentielle », a-t-il ajouté.

140 000 électeurs étaient inscrits pour participer à ce scrutin électronique organisé par trois formations politiques (Parti socialiste, Place publique et Gauche républicaine et socialiste) afin de départager cinq prétendants : le député et patron du PS Olivier Faure, l’eurodéputé de Place publique Raphaël Glucksmann, le député socialiste Jérôme Guedj, le député de La Gauche républicaine et socialiste (GRS) Emmanuel Maurel et l’ex-candidate à la présidentielle de 2007 Ségolène Royal. Ces trois derniers ont obtenu moins de 10 % des suffrages.

Un vote victime d’une cyberattaque

Le vote a démarré vendredi matin à 8 heures et a été ralenti peu après son lancement par une cyberattaque visant la plateforme de connexion. Selon la commission d’organisation de la primaire, qui a dénoncé une « grave attaque d’un processus démocratique », cette cyberattaque consistait à créer un « afflux massif et fictif de connexions » par le biais de « bots (robots) », qui « entrave la capacité à voter d’une partie des électeurs », sans cependant entraîner de « coupure » dans le scrutin. Les trois formations politiques organisatrices du scrutin ont saisi la justice. Le vote qui devait s’achever samedi soir, a été prolongé jusqu’à dimanche 18 heures.

Même si le corps électoral a dépassé les prévisions, cette primaire est très loin de celle qui avait permis la victoire de François Hollande en 2012 (entre 2,6 et 2,8 millions de votants). Par ailleurs, trois débats télévisés ont été organisés entre les cinq candidats. Les affrontements y ont parfois été rugueux et plusieurs points de friction se sont dessinés, notamment sur une éventuelle alliance avec La France insoumise.

Faure prend acte

Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a pris acte dimanche soir de la large victoire de Raphaël Glucksmann à la primaire sociale-démocrate, continuant de prôner l’union de la gauche pour remporter la présidentielle.

Les 18 000 électeurs d’Oliver Faure ont « dit une chose simple : nous gagnerons cette élection présidentielle par la gauche unie », a dit ce dernier après l’annonce des résultats. « Sans cette galaxie que j’ai souhaité incarner dans cette primaire, aucune transformation sociale et écologique n’est imaginable. Comme premier secrétaire, je continuerai d’y contribuer (...) Nous avons désormais un candidat, à nous tous de forger ensemble cet esprit de victoire », a-t-il dit dans une brève déclaration.

Par  Service Actu