Prêté à la RAAL, Anas Tajaouart raconte sa frustration à Anderlecht : "Sibierski m'a dit de reprendre avec les Futures"
Il y a un an jour pour jour, Anas Tajaouart faisait ses débuts avec l'équipe A du Sporting d'Anderlecht. Au match aller du 2e tour des qualifications de l'Europa League face à Häken, le Bruxellois remplaçait son pote Tristan De Greef en toute fin de match.
Un an plus tard, le milieu de terrain de 20 ans est plutôt aux Pays-Bas pour le stage estival de la RAAL après une saison où il a surtout évolué avec les Futures en Challenger Pro League.
Même son titre de champion du monde U20 avec le Maroc (il a joué jusqu'en huitièmes) ne lui a pas permis de prendre plus de place dans le vestiaire. Son prêt d'un an (avec option d'achat) à La Louvière doit lui permettre de combler cette lacune en D1A.
Anas, Anderlecht a entamé sa campagne européenne mais vous voilà plutôt à La Louvière. C'est un peu effectuer un pas en arrière ?
Je ne trouve pas. Je prends cette opportunité positivement. La Louvière joue en D1A et elle évolue devant beaucoup de supporters. C'est une équipe pro. J'effectue donc plutôt un pas en avant. Je vais me battre pour jouer en D1A, c'est mieux que la D1B. Ce n'est donc que du positif.
guillementMon objectif est de revendiquer une place en sélection du Maroc en 2030.
Vous pensez avoir fait le tour en Challenger Pro League ?
Quand tu es dans une équipe de jeunes, cela reste une bonne chose d'affronter des adultes. Tu t'améliores. Mais après quatre ans, je pense qu'il était temps de passer une étape.

Votre retour de la Coupe du monde U20 ne vous a pas permis de vous mettre davantage en évidence.
Il est vrai que j'avais espéré recevoir plus d'opportunités de me montrer. Malheureusement, cela n'a pas été le cas. Je ne sais pas trop ce qu'il m'a manqué. Juste peut-être de me donner une chance. Mentalement, j'étais bien. Ça aurait été le moment parfait pour me lancer, selon moi. J'ai joué contre Ninove en Croky Cup (NdlR : victoire 2-0 en 16es de finale en octobre). Le match s'était plutôt bien passé. Après, plus rien. Le coach Hasi m'avait demandé d'être patient, qu'il était content de ce que je montrais. Avec les changements dans le staff, les choses se sont compliquées.
La tuile pour la RAAL: Marcos Peano est sur la touche plusieurs semainesAvez-vous eu l'occasion de discuter avec le nouveau coach d'Anderlecht ?
Non, je n'ai aucune discussion avec lui. Seulement avec Antoine Sibierski. Il m'a dit que comme il ne me connaissait pas vraiment, je devais reprendre avec les U23. Il ne m'a rien dit de plus.
La présence d'Edward Still comme T1 de La Louvière est un avantage pour votre intégration ?
Évidemment, quand tu connais déjà le coach, les premiers pas sont toujours plus faciles. J'ai fait presque un an avec lui. Il connaît mes qualités. Il m'a beaucoup parlé de la RAAL en positif, qu'elle était un bon projet pour moi.
Vous vous dites qu'il est temps de décoller maintenant ?
Chaque chose en son temps. Je ne mets pas trop de pression non plus. Je m'entraîne à fond pour gagner ma place et satisfaire le staff. Le plus important ensuite est de jouer et de prester. Le reste viendra.
guillementVenir à La Louvière n'est pas un pas en arrière, c'est plutôt une étape de franchie.
Si vous deviez vous présenter à ceux qui ne suivent pas la Challenger Pro League, comment vous décririez-vous ?
Je suis plutôt un joueur technique, qui aime beaucoup toucher le ballon, qui aime trouver les solutions vers l'avant, se tourner rapidement. J'aime bien casser les lignes, me projeter rapidement vers l'avant. Je mets beaucoup d'intensité dans mon jeu. En perte de balle, je suis quelqu'un d'assez agressif, je rentre dans les duels, je n'ai peur de personne.
Edward Still a lancé sa saison à la RAAL et prévient déjà : "Pour les premiers matchs, ce ne sera pas encore notre version la plus aboutie"Même avec votre taille ? Vous êtes un petit gabarit (1,67 m). Ce n'est pas un désavantage à ce niveau ?
Chacun son style. Le coach m'a déjà parlé de l'exemple de Nicolas Raskin. C'est un gratteur sur le terrain. Il pique les ballons, il est partout, il est chiant sur le terrain. Je dirai donc que non, ce n'est pas un désavantage. Je dois m'adapter. Je n'ai peur de personne, que ce soit un petit ou un grand en face de moi. Il est évident qu'avec un défenseur de 2 m, je n'irai pas au duel de la tête mais, au sol, je peux être intéressant.
Votre ex-équipier Nathan De Cat vient de signer en Bundesliga. Cela vous donne des idées pour un avenir proche ?
Je suis vraiment content pour lui, c'est un bon pote. Il le mérite tellement. Il a vraiment bien évolué. Il a gagné en maturité, il a très vite grandi. Je ne le souhaite que le meilleur. De mon côté, la solution viendra avec le temps de jeu. Je dois jouer, prendre de l'expérience chez les pros. Le reste suivra.
Cela pourrait vous ouvrir les portes de la sélection marocaine.
En tout cas, je me donne comme objectif d'être candidat au groupe pour le Mondial 2030 ! Pour cette édition, je ne pouvais rien revendiquer quand je vois le groupe de Mohamed Ouahbi.
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