Présidentielle: Bruno Retailleau écarte un ralliement à Gabriel Attal ou Édouard Philippe et assure qu'il ira "jusqu'à la victoire"

Bruno Retailleau a balayé ce dimanche l'idée d'un retrait de sa candidature avant le premier tour de la présidentielle, assurant qu'il irait jusqu'au "deuxième tour". Il a néanmoins estimé que "dans le bloc central, ils devront se mettre d'accord" pour le premier tour.

Bruno Retailleau, candidat Les Républicains à l'élection présidentielle, a assuré ce dimanche 6 septembre qu'il irait jusqu'au "deuxième tour", écartant l'idée d'un ralliement à Édouard Philippe ou Gabriel Attal.

"J'irai jusqu'à la victoire", a-t-il affirmé sur BFMTV, interrogé sur le maintien de sa candidature dans les prochains mois, malgré la présence de celles de Gabriel Attal et Édouard Philippe à droite et au centre.

Bruno Retailleau a justifié son maintien par la "rupture" qu'il dit proposer, contrairement aux deux ex-Premiers ministres de la macronie.

"Je pense que le bloc central ne pourra pas gagner. Je pense que le fait d'avoir participé pendant 10 ans, ce n'est pas rien, au bilan du macronisme, fera que jamais les Français n'oublieront", a-t-il estimé. Bruno Retailleau a lui-même été ministre de l’Intérieur en 2024-2025, mais dans un gouvernement de "cohabitation", a-t-il plaidé.

Bruno Retailleau pense que "dans le bloc central, ils devront se mettre d'accord"

Le président de LR a néanmoins reconnu que tous les candidats actuels ne pourraient sûrement pas se maintenir. Sans que cela ne le concerne directement: "je pense que dans le bloc central, ils devront se mettre d'accord" pour le premier tour "et je pense que l'un ralliera l'autre", a-t-il estimé, parlant de Gabriel Attal et Édouard Philippe.

Quant à un éventuel retrait de sa part, il l'a balayé, affirmant qu'il irait "au deuxième tour de l'élection présidentielle".

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La droite et le centre comptent cinq candidats en lice: les ex-Premiers ministres Édouard Philippe (Horizons) et Gabriel Attal (Renaissance), Bruno Retailleau (LR), le président de l'Association des maires de France (AMF) David Lisnard et le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand (LR).

Ces derniers jours, David Lisnard, l'ancien ministre centriste de la Défense Hervé Morin et plus de 200 élus ont appelé à l'organisation d'une primaire ouverte de la droite et du centre. Il s'agirait de présenter un candidat unique dans ce camp pour éviter un deuxième tour entre Marine Le Pen (RN) d'une part, assurée selon les intentions de vote d'être au deuxième tour si le vote avait lieu aujourd'hui, et Jean-Luc Mélenchon (LFI) que les sondages montrent en bonne position pour passer au second tour. Une primaire, "aujourd'hui, je n'y crois pas", mais "je ne refuse aucune compétition", a estimé Bruno Retailleau la semaine dernière.

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