Présidentielle 2027 : "Sans rassemblement, il n’y aura de victoire pour personne", Édouard Philippe lance un appel à l’union de la droite et du centre
Le candidat d’Horizons à la présidentielle, Édouard Philippe, a appelé ce mardi 8 septembre la droite et le centre au rassemblement à Paris. L’ancien Premier ministre invite l’ensemble de leurs responsables politiques à une réunion début novembre afin de trouver des convergences en vue du scrutin de 2027.
Édouard Philippe, candidat Horizons à la présidentielle, a prévenu mardi ses concurrents de la droite et du centre que "sans rassemblement, il n’y aura de victoire pour personne", assurant leur "tendre la main" pour évoquer leurs "convergences" lors d’une réunion début novembre. "Si nous continuons à nous diviser, nous ne gagnerons pas", a insisté l’ancien Premier ministre devant la presse à l’issue de son premier comité de campagne.
"Je prendrai une initiative qui permettra ou qui invitera l’ensemble des responsables politiques, des chefs de partis, des candidats à se rencontrer au début du mois de novembre pour évoquer ce sur quoi nous sommes en mesure de converger, ce sur quoi, au fond, nous nous retrouvons. Et je prétends qu’il y a beaucoup plus de choses sur lesquelles nous nous retrouvons que de choses sur lesquelles nous nous divisons", a ajouté le maire du Havre.
Son parti avait auparavant indiqué que cette invitation s’adresserait à tous les "partis" et "courants" d’un arc allant "du MoDem à Nouvelle Énergie", le parti de David Lisnard.
"Penser à l’après"
"Aucune des formations politiques de l’espace de la droite et du centre aujourd’hui ne gagnera à elle seule. Aucune formation politique de la droite et du centre ne peut, à elle seule, obtenir une majorité à des élections législatives qui suivraient l’élection présidentielle. Il faut donc penser à la campagne et penser à l’après", a insisté Édouard Philippe. L’ancien Premier ministre est concurrencé dans le bloc central macroniste par le candidat de Renaissance Gabriel Attal, et à droite par celui des Républicains (LR) Bruno Retailleau.
Édouard Philippe et Attal ont tous deux évoqué un ralliement en faveur du mieux placé, entre novembre et février pour le premier, plutôt en début d’année 2027 aux dires du second. "Attendre le dernier moment pour construire le rassemblement, c’est s’exposer à quelque chose de totalement factice", a mis en garde Édouard Philippe.
L’ancien Premier ministre a réuni pour la première fois mardi soir à Paris un "comité politique" comprenant la direction d’Horizons ainsi que des personnalités politiques lui ayant apporté leur soutien. Étaient notamment présents les ministres Gérald Darmanin, Maud Bregeon et Benjamin Haddad.
Édouard Philippe va quitter la "présidence exécutive" du parti Horizons
Ont également participé à cette réunion l’ancien chef du gouvernement Jean-Pierre Raffarin, les anciens ministres Nathalie Kosciusko-Morizet, François de Rugy et Eric Woerth, le député européen (Renaissance) Grégory Allione, le sénateur Thani Mohamed Soilihi (Renaissance), le maire de Charleville-Mézières Boris Ravignon (divers droite) ou encore le vice-président de la région Ile-de-France Yan Wehrling (Écologie Positive).
Horizons a réuni ce "comité politique" alors que le "comité de liaison", créé au printemps à l’initiative de Gabriel Attal et qui comprend un représentant d’Horizons, de Renaissance, du MoDem, de l’UDI et du Parti radical, doit se retrouver mercredi à Paris.
Mais "ce comité de liaison ne recoupe pas tout l’espace de la droite et du centre", a observé le secrétaire général d’Horizons, Christophe Béchu. Édouard Philippe va, par ailleurs, quitter la "présidence exécutive" du parti Horizons, qu’il a fondé en 2021. Le parti va également prochainement lancer au plan local les "comités avec Édouard", selon M. Béchu.
"Je n’irai pas", affirme Bruno Retailleau
En réponse à Édouard Philippe, Bruno Retailleau a déclaré mardi qu’il n’irait pas à la réunion proposée par son concurrent de la droite et du centre pour début novembre, en vue de préparer un "rassemblement".
"Non, je n’irai pas parce que c’est une réunion pour les macronistes entre les macronistes", a-t-il dit sur CNews, assurant ne pas vouloir "arrêter la course" avant le scrutin. "Cette élection, elle ne se gagnera pas au centre. Elle ne se gagnera pas en essayant de prolonger l’expérience Macron. Elle se gagnera à droite. Et je suis un candidat de droite, avec des convictions de droite", a insisté le président de LR.