Royal étrille Glucksmann, la peau de banane de Ciotti à Retailleau
Vous avez passé un bon dimanche ? On se réjouit pour vous, nous, on a suivi les émissions politiques du jour, lu les pages politique des quotidiens… Bref, on a scruté les petites phrases, les faits et les gestes de la présidentielle 2027. Voici ce qu’il faut retenir à 210 jours du 18 avril 2027, date du premier tour.
La phrase du jour
« Vous ne mettez pas un stagiaire à la tête d'une entreprise. C'est dangereux. Les Français veulent des responsables expérimentés qui ont des bilans positifs. Ils ne veulent pas recommencer comme avec Macron et sa méconnaissance du peuple et du pays profond, qui nous a menés à tant de brutalités, tant de mépris et au déclin. »
Bienvenue à la primaire PS-Place publique ! Ségolène Royal ne loupe pas Raphaël Glucksmann dans une interview à Libé. Et la candidate de 2007 ajoute : « Pour diriger un pays, il faut déjà avoir un métier. Ou avoir dirigé ne serait-ce qu’une collectivité locale ou une structure étatique et obtenu des résultats concrets positifs. » Bref un profil que n’a pas Glucksmann selon elle.
La « camaraderie » du jour
On reste à gauche. La primaire devait avoir six candidats. Mais Philippe Brun en a été évincé après des accusions de violences. Jérôme Guedj, l’un des cinq retenus, a jugé « extrêmement violent » dimanche cette mise à l’écart dans une interview sur Radio J. Le député de l’Essonne a dénoncé que cette suspension ait eu lieu, « sans que lui-même [Philippe Brun] ait été saisi, je ne trouve pas ça respectueux de la camaraderie qui pourrait exister ».
« C’est une voix qui ne va pas pouvoir s’exprimer dans la primaire », et « la direction du PS a été vite en besogne », a-t-il estimé, s’étonnant que celle-ci n’ait pas agi avant, alors que la presse fait état « d’alertes » intervenues « depuis le début de l’été ».
La primaire de toujours
Parrainage de dix parlementaires fin octobre, premier tour en janvier, vote par Internet et « candidat unique » début février : François Bayrou a détaillé dimanche lors de la rentrée du Modem à L’Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse) les conditions de la primaire du « grand fleuve central » pour laquelle il plaide. Le problème, c’est que jusqu’à présent personne ne l’écoute.
Le baiser de la mort du jour
Il est collé sur la joue de Bruno Retailleau par Eric Ciotti. Le président de l’UDR a appelé ce dimanche le patron de LR et candidat à la présidentielle à le rejoindre « dans une maison de droite forte ». « J’ai du respect pour Bruno Retailleau » mais « je suis inquiet sur son positionnement futur », a déclaré le maire de Nice sur BFMTV.
« On voit bien que sa démarche, elle ne prospère pas, parce qu’il ne peut pas prétendre à la victoire au second tour. Donc là aussi, je crois que le moment est fait pour mobiliser du courage, pour additionner les forces et je dis à Bruno de nous rejoindre », a insisté Eric Ciotti.