Présidentielle 2027. En position de force, Jean-Luc Mélenchon mobilise autour de sa « Nouvelle France » à Clermont-Ferrand
La France insoumise voulait une démonstration de force. Elle l’a eue. Au lendemain du meeting de Gabriel Attal à Lyon et juste avant l’annonce des résultats de la primaire de la gauche sociale-démocrate, Jean-Luc Mélenchon a réuni ce dimanche environ 10 000 personnes à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), dont plusieurs milliers massées en dehors du Zénith d’Auvergne, que le candidat est venu saluer. « Je sais que les images porteront. Ça vaut la peine de se battre, de se mobiliser » a souligné Jean-Luc Mélenchon.
Devant lui, des jeunes principalement, mais aussi un public de retraités qui a quitté le PS pour LFI. La capitale auvergnate, ville de tradition socialiste, qui a basculé LR lors des dernières municipales, est historiquement de gauche. Jean-Luc Mélenchon y surperforme : 28 % au premier tour en 2022.
Le leader insoumis a réuni ce dimanche environ 10 000 personnes à Clermont-Ferrand. Photo AFP/Jeff Pachoud
Mélenchon et Vercingétorix
Il est donc en Auvergne chez lui et n’a pas manqué de faire son pèlerinage sur le plateau de Gergovie, où Vercingétorix a vaincu Jules César. Le message est limpide : face à la puissance qui domine le pays, la force du collectif gagne.
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Durant plus d’une heure, il a déroulé un discours avec comme fil rouge la fin du néolibéralisme. Santé, écologie, agriculture, et surtout, actualité oblige, éducation et jeunesse : la fin de la « marchandisation » est déclinée. « Parcoursup est une ignominie », tranche Jean-Luc Mélenchon. « C’est une méthode pour rendre tordu un gosse qui est droit ». Au passage, Jean-Michel Blanquer, qui a été durant cinq années ministre de l’Éducation, est copieusement sifflé. « Parcoursup doit être aboli », a répété le candidat comme un slogan. « Le droit de vote à 16 ans changera tout, surtout le respect qui leur est dû », a insisté Jean-Luc Mélenchon, qui a proposé à deux lycéens clermontois de prendre la parole avant lui.
À six mois du premier tour de la présidentielle, l’Insoumis a le vent dans le dos, et connaît une dynamique inédite. L’occasion de moquer ses concurrents. Laissant Gabriel Attal de côté, il a ciblé Édouard Philippe (Horizons), avec lequel il est en concurrence pour être au second tour face à Marine Le Pen. « La présidentielle ne sera pas une compétition de technos mais une compétition de vision du monde ». La sienne, c’est celle de la « Nouvelle France », celle notamment des jeunes et des quartiers populaires. « La clé du scrutin est là », prétend Manuel Bompard, directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon. Optimiste comme rarement.