Poursuivie pour avoir fait des promesses à 4 hommes pour se faire remettre 1,8 million €, cette habitante de Remicourt est acquittée

Liliane, une habitante de Remicourt âgée de 47 ans a été acquittée par le tribunal correctionnel devant lequel elle était poursuivie pour escroqueries et abus de confiance à l'encontre de quatre hommes pour un total de 1,8 million d'euros !

Emile a rencontré Liliane en 2012. Selon lui, elle lui expliquait que son mariage allait prendre fin et lui aurait promis qu'ils pourraient vivre ensemble après son divorce. Il lui aurait donné plus de 830 000 euros !

Il a affirmé avoir découvert que le divorce de Liliane avait été prononcé en août 2014, alors qu'elle lui aurait continué à faire croire qu'il n'était pas encore intervenu.

Henri l'aurait rencontrée dès 2003 et leur relation a progressivement évolué vers une relation de couple.

Elle lui aurait expliqué qu'elle était en difficulté financière et que son mari ne subvenait pas suffisamment à ses besoins. Il lui aurait versé 287 947 euros.

Il a déclaré qu'il ne pensait pas récupérer certaines sommes et qu'il n'avait jamais eu l'impression qu'elle utilisait l'argent à autre chose que ce qui avait été annoncé.

Il lui aurait également transféré la nue-propriété de son habitation.

La situation s'est finalement dégradée. Liliane lui promettait encore qu'ils allaient vivre ensemble, mais les rencontres aboutissaient essentiellement à de nouvelles demandes d'argent.

Gilbert l'a rencontrée en 2016 et il aurait investi son argent dans ses activités commerciales au Rwanda. Il aurait versé environ 603 000 euros.

Une femme d'affaires

Il pensait que ces sommes constituaient des investissements dont il devait retirer des bénéfices, notamment pour améliorer sa situation financière et sa pension.

Le tribunal a constaté qu'il existait effectivement une activité commerciale au Rwanda et qu'un contrat avait été signé en mai 2018 entre les parties.

Alain a rencontré Liliane en 2019 via un site de rencontre. Elle se serait présentée comme une femme d'affaires, propriétaire de biens et impliquée dans des activités d'esthétique à Kigali.

Il aurait versé environ 36 584 euros

Il existait des reconnaissances de dettes pour certains prêts. En droit belge, une fausse promesse de mariage ou de relation affective peut, dans certaines circonstances, constituer une manœuvre frauduleuse.

Mais le tribunal a estimé que les preuves ne suffisaient pas à démontrer que Liliane avait organisé une véritable manœuvre frauduleuse pour obtenir l'argent.

Les hommes savaient qu'elle avait d'autres relations, il y avait réellement des activités commerciales et certaines sommes étaient des prêts ou des aides assumées.

Selon le juge, le litige peut donc relever du droit civil plutôt que du droit pénal car les plaignants n'ont pas démontré suffisamment que l'argent avait été détourné.

Le tribunal a estimé que les éléments réunis ne permettaient pas de prouver au-delà du seuil nécessaire les infractions pénales d'escroquerie ou d'abus de confiance.

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